La Commission européenne propose de mobiliser le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM/EGF) pour soutenir des travailleurs licenciés dans l’industrie du papier en Finlande. Ce secteur est confronté à une baisse de la demande liée à la numérisation et, en Finlande, aux conséquences de la fermeture de la frontière avec la Russie et de l’arrêt des importations de bois à la suite de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine. Quatre entreprises sont concernées : Metsä Group, Stora Enso, UPM Communication Papers et SAPPI.
Le dispositif envisagé vise à renforcer l’employabilité des travailleurs licenciés à travers un ensemble de mesures d’accompagnement vers l’emploi. Il comprend une aide à la recherche d’emploi et un conseil en orientation professionnelle, incluant un projet pilote recourant à l’intelligence artificielle pour identifier les besoins de recrutement et les compétences recherchées sur le marché du travail local et améliorer l’adossement entre offres et profils. Le paquet de mesures couvre également des formations à de nouvelles compétences professionnelles et transférables, des incitations à l’embauche, des aides à la mobilité, un soutien financier à la création d’entreprise et des allocations durant la phase de démarrage de l’activité.
Le coût total estimé est de 1,8 million d’euros, financé à 60 % (1,1 million d’euros) par la Commission européenne et à 40 % (735 000 euros) par les régions de l’emploi de Carélie du Sud et de Lohja-Karkkila, via les services publics locaux de l’emploi. La Finlande a commencé à soutenir les travailleurs concernés en janvier 2026 et les dépenses engagées peuvent être remboursées rétroactivement au titre du FEM. La proposition doit encore être approuvée par le Parlement européen (majorité simple) et par le Conseil (majorité qualifiée.
Depuis 2007, le FEM a été mobilisé dans 192 cas, avec 737 millions d’euros alloués pour accompagner plus de 185 000 personnes dans 20 États membres. Il complète les mesures nationales actives du marché du travail pour améliorer les compétences et l’employabilité, dans une logique de soutien à une économie européenne plus dynamique et compétitive. Initialement limité aux personnes déjà licenciées, il peut, depuis mai 2026, financer la formation de travailleurs menacés de licenciement afin de faciliter des mobilités internes ou externes à l’entreprise, y compris pendant les phases de restructuration, avant les licenciements effectifs.
En novembre 2025, la Commission a par ailleurs lancé un projet pilote de « Garantie de compétences » pour accompagner les transitions professionnelles via l’acquisition de nouvelles compétences. Ce dispositif, présenté comme une initiative phare dans le cadre de l’« Union des compétences », vise à renforcer des secteurs stratégiques et en croissance en cohérence avec le futur Fonds européen de compétitivité. Ces éléments illustrent une utilisation croissante du FEM comme outil de sécurisation des parcours professionnels en amont des pertes d’emploi, notamment dans des secteurs en transformation structurelle. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
