Médiateurs des effets d’une intervention de formation au plaidoyer pour la prévention du VIH sur le plaidoyer en matière de prévention chez les personnes vivant avec le VIH en Ouganda (titre traduit en français par l’IA)

Une analyse secondaire d’un essai contrôlé randomisé portant sur une intervention de formation par les pairs à l’action de plaidoyer auprès de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) a examiné les mécanismes par lesquels cette formation renforce leur engagement dans la promotion de comportements de prévention du VIH au sein de leur réseau social. L’étude, menée sur un échantillon de 210 PVVIH (105 dans le groupe intervention et 105 dans le groupe contrôle), a suivi les participants au départ puis à 6, 12 et 18 mois, en mesurant le nombre de membres de leur réseau ciblés par des messages de plaidoyer sur cinq comportements de protection : dépistage VIH, usage du préservatif, recours à la prophylaxie pré‑exposition (PrEP), accès aux soins VIH et utilisation des antirétroviraux (ARV).

Les analyses par régressions linéaires à mesures répétées montrent que, sur l’ensemble de la période de suivi, les participants ayant bénéficié de l’intervention ont mené davantage d’actions de plaidoyer vers un plus grand nombre de membres de leur réseau pour chacun des cinq comportements étudiés, comparativement au groupe contrôle. Des analyses de cheminement (path analysis) ont ensuite été réalisées pour identifier les médiateurs de cet effet. Examinés séparément, la diminution de la stigmatisation intériorisée liée au VIH et l’augmentation des connaissances sur le VIH, mesurées à 6 mois, expliquent entièrement l’effet de l’intervention sur le plaidoyer en faveur de l’accès aux soins VIH. La réduction de la stigmatisation intériorisée explique partiellement l’effet de l’intervention sur le plaidoyer concernant le dépistage, l’usage du préservatif, la PrEP et l’utilisation des ARV, tandis que l’augmentation des connaissances explique partiellement l’effet sur le plaidoyer concernant le dépistage, l’usage du préservatif et la PrEP. Les résultats demeurent similaires lorsqu’on considère conjointement la stigmatisation et les connaissances comme médiateurs. En revanche, la divulgation de son statut VIH et le sentiment d’efficacité personnelle en matière de plaidoyer n’apparaissent pas comme des médiateurs de l’effet de l’intervention.

Cette étude, publiée dans le cadre de la série de publications externes du RAND Corporation, souligne le rôle d’un organisme de recherche sans but lucratif dans la production de connaissances pour éclairer les politiques publiques, tout en précisant que les résultats ne reflètent pas nécessairement les positions de ses commanditaires. Les principaux enseignements pour l’action publique concernent l’importance des dispositifs de formation par les pairs visant à réduire la stigmatisation intériorisée et à renforcer les connaissances de base des PVVIH sur le VIH, y compris la correction d’idées reçues, afin de favoriser leur engagement dans le plaidoyer au sein de leurs réseaux sociaux pour plusieurs comportements de prévention et de prise en charge. Les résultats portent toutefois sur un échantillon limité de 210 personnes et sur une période de suivi de 18 mois, ce qui constitue un cadre à prendre en compte dans toute réflexion sur la transférabilité et la généralisation de ces conclusions.(contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite

Retour en haut