Aide à domicile : le réseau Una appelle à « concrétiser la promesse de la branche autonomie »

À sept mois de l’élection présidentielle de 2027, le réseau Una, syndicat d’employeurs fédérant 539 structures d’aide et de soin à domicile (principalement des associations, mais aussi des CCAS/CIAS et quelques mutuelles et fondations), a présenté le 9 septembre 2026 un ensemble de propositions visant à réformer en profondeur la politique de l’autonomie à domicile. Selon sa présidente, Marie-Reine Tillon, l’autonomie serait insuffisamment prise en compte dans les programmes électoraux alors que le « virage domiciliaire » fait consensus sans être réellement structuré.

Una propose de faire de l’accompagnement à domicile un droit universel opposable et de garantir à toute personne, de l’enfance au grand âge, un parcours de vie à domicile sans rupture, y compris pour les situations les plus complexes (personnes âgées en perte d’autonomie, personnes en situation de handicap, familles). Le réseau dénonce les situations dans lesquelles des personnes restent sans accompagnement à domicile faute de services disponibles, situations déjà documentées par le Défenseur des droits.

L’organisation demande que la prévention à domicile devienne une priorité nationale, avec une organisation et des moyens dédiés, et appelle à une meilleure reconnaissance des métiers du domicile, notamment via un rapprochement progressif des rémunérations avec celles des professionnels exerçant en établissement. Elle préconise également une refonte du système d’autorisations, avec l’abandon des appels à projets jugés trop complexes, et une réforme du financement des services d’aide et de soin à domicile.

Sur le plan financier, Una estime que le système actuel n’est plus adapté, ne couvre pas les coûts réels des services et n’est pas soutenable pour les départements. Le syndicat plaide pour la mise en place d’un cadre national de financement garantissant l’égalité de traitement entre services et territoires, via une prise en charge par la solidarité nationale du coût de revient réel des services, sous la forme d’une dotation de fonctionnement déléguée par la branche autonomie. Ce nouveau dispositif impliquerait la fin du système actuel de concours versés aux départements par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la prestation de compensation du handicap (PCH). (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite

Retour en haut