Étude sur l’expérimentation de la chaîne fermée de coffeeshops : rapport du premier suivi 2025 (titre traduit en français par l’IA)

Aux Pays-Bas, la phase expérimentale de l’« expérience sur la chaîne d’approvisionnement contrôlée du cannabis » a débuté le 7 avril 2025. Dans dix communes dites d’intervention, les coffeeshops doivent vendre exclusivement des produits fournis par des cultivateurs agréés participant à l’expérience. Dix autres communes de comparaison continuent d’appliquer la politique de tolérance existante. L’objectif principal de l’expérimentation est de déterminer s’il est possible de mettre en place une chaîne d’approvisionnement fermée et réglementée pour le cannabis, et d’en observer les effets sur la qualité des produits, la santé publique, la sécurité et la criminalité.

Le rapport analysé présente les résultats de la première mesure de suivi (T1), portant sur la période allant du démarrage de la phase expérimentale jusqu’au premier trimestre 2026. Il s’agit d’une première évaluation systématique, considérée comme exploratoire compte tenu du recul temporel limité. Les analyses portent sur le fonctionnement de la chaîne réglementée, la disponibilité et les prix du cannabis en coffeeshop, les comportements d’achat et de consommation, la qualité de vie autour des coffeeshops, le marché illicite et certains indicateurs de santé publique, avec comparaison entre communes d’intervention et communes de comparaison.

La collecte de données s’appuie sur 85 entretiens avec les parties prenantes (communes, propriétaires de coffeeshops, cultivateurs, transporteurs, autorités de contrôle), des comptages de visiteurs dans 143 coffeeshops, des enquêtes auprès de 865 clients de coffeeshops et de 441 personnes résidant et/ou travaillant à proximité des établissements, l’analyse des menus de 134 coffeeshops, une enquête en ligne continue auprès de consommateurs achetant sur le marché illicite, ainsi que l’exploitation de données de la police. Les données quantitatives sont traitées par des méthodes de différence de différences et les données qualitatives par analyse thématique.

Les acteurs consultés décrivent globalement de manière positive le fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement fermée. L’expérimentation permet une meilleure transparence sur les lieux et conditions de production, renforce la coopération entre acteurs et améliore la supervision de la production, du transport et de la vente grâce à des systèmes d’enregistrement et de traçabilité. Le système de suivi des flux (track-and-trace) est perçu comme un outil clé pour garantir le caractère fermé de la chaîne.

Plusieurs difficultés de mise en œuvre sont néanmoins signalées. Au démarrage, les coffeeshops des communes d’intervention ont rencontré des pénuries de produits réglementés, en particulier de haschich, ainsi qu’une offre limitée en termes de diversité des produits. Les parties prenantes mentionnent aussi des incertitudes sur les exigences de conditionnement, les informations à fournir sur les produits, les règles de publicité et la répartition des responsabilités de contrôle. Le système de traçabilité, bien que jugé indispensable, a été initialement considéré comme lourd sur le plan administratif et techniquement complexe, même si une partie de ces problèmes de démarrage semble s’atténuer.

Les résultats présentés doivent être interprétés avec prudence, en raison de la courte durée de la phase observée. Ils constituent toutefois un premier retour d’expérience sur la mise en place opérationnelle d’une chaîne d’approvisionnement fermée et réglementée en matière de cannabis, susceptible d’intéresser les administrations en charge de la santé, de la sécurité et de la lutte contre les marchés illicites dans une perspective de comparaison internationale.(contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite

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