Les femmes : une clé pour l’avenir du secteur de la construction ? (titre traduit en français par l’IA)

Le contenu met en évidence les difficultés de recrutement dans le secteur de la construction dans l’Union européenne et la nécessité d’y accroître la participation des femmes. En Suède, selon la fédération du bâtiment Byggföretagen, 10 000 travailleurs quittent chaque année le secteur pour la retraite, 50 % des entreprises déclarent avoir des difficultés à recruter des travailleurs qualifiés et six sur dix ont dû refuser des contrats en raison de pénuries de main-d’œuvre. Dans ce contexte, l’augmentation de la part des femmes est présentée comme un enjeu non seulement d’égalité, mais aussi de pérennité du secteur.

Ces constats ont été discutés lors d’un webinaire « CoP 7 European Synergies » organisé le 16 septembre par l’initiative BUSUnited, dans le cadre de l’European Skills & VET Week. Des organisations de plusieurs pays européens y ont souligné la nécessité d’une approche globale pour favoriser l’entrée, le maintien et la progression des femmes dans la construction. Les évolutions des méthodes de construction, notamment l’émergence de nouveaux métiers comme opératrice d’impression 3D de bâtiments ou conceptrice virtuelle de chantiers, réduisent l’importance de la force physique au profit de compétences de précision et de coordination, ce qui élargit les possibilités d’emploi pour les femmes.

Malgré ces évolutions, les stéréotypes de genre et le manque de représentations féminines dans ces métiers demeurent des freins majeurs. Le projet européen Construct Her Future (CoHER) rapporte que 85 % des jeunes femmes intéressées par une carrière dans la construction considèrent que les normes sociales et les biais constituent un obstacle important à la poursuite de leurs aspirations professionnelles. Les intervenants au webinaire ont insisté sur l’importance de voir des femmes présentes dans l’ensemble des fonctions du secteur (ouvrières qualifiées, cheffes de chantier, ingénieures, dirigeantes d’entreprise) et pas uniquement dans des rôles traditionnellement associés aux femmes.

Plusieurs initiatives sont mentionnées comme leviers d’action : en Suède, le prix « Construction Woman of the Year » porté par Byggföretagen, et au niveau européen, le projet Erasmus+ « European Women Empowered in Construction » (WEC), qui vise à renforcer la visibilité de modèles féminins. D’autres projets, comme Boss Ladies, piloté par l’organisation danoise Foreningen Divérs, illustrent l’attention portée non seulement à l’attraction mais aussi à la rétention des femmes dans ces parcours. Les experts soulignent la nécessité d’identifier les moments de décrochage des filles et des femmes tout au long de la « chaîne » de formation et d’emploi, afin d’ajuster les dispositifs d’accompagnement.

Pour les politiques publiques du travail et de l’emploi, le document met ainsi en avant plusieurs enjeux : pénuries de compétences dans un secteur clé, rôle des normes sociales et des représentations dans l’orientation professionnelle, importance d’actions ciblées sur l’ensemble du cycle (information, formation, insertion, progression, maintien dans l’emploi) et intérêt d’initiatives de visibilité et de valorisation des parcours féminins. Ces éléments sont présentés dans une perspective européenne, sans recommandations explicites pour un pays en particulier. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite

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