Mieux comprendre les mécanismes de la douleur neuropathique

Une équipe de recherche de l’Inserm et de l’Université Clermont Auvergne a publié dans la revue Nature Communications des travaux sur les mécanismes neuronaux de l’allodynie mécanique, symptôme fréquent de la douleur neuropathique. L’étude a été menée chez la souris et s’est concentrée sur l’activité neuronale de la corne dorsale de la moelle épinière, premier relais central de traitement de l’information sensorielle issue des tissus périphériques.

Les chercheurs montrent qu’après une lésion nerveuse, un contact normalement indolore (légère pression, effleurement) peut devenir douloureux du fait d’une sensibilisation centrale. Celle-ci se traduit par une hyperréactivité des neurones de la corne dorsale en réponse à l’activation de neurones sensoriels spécialisés dans le toucher (mécanorécepteurs) ou dans la douleur (nocicepteurs). L’étude suggère qu’un réseau de neurones jusqu’alors « dormants », capables de répondre à différentes modalités sensorielles, s’active alors et contribue à une profonde réorganisation des circuits de la moelle épinière, transformant le toucher en douleur.

La douleur neuropathique, qui résulte d’une lésion ou d’une maladie du système nerveux somatosensoriel, concerne entre 7 % et 10 % de la population mondiale. Elle se caractérise par des douleurs potentiellement très invalidantes, durables et souvent résistantes à la plupart des traitements. Les résultats de cette recherche française apportent un éclairage mécanistique supplémentaire sur la douleur neuropathique et l’allodynie mécanique, sans toutefois proposer à ce stade de nouvelles mesures thérapeutiques ou recommandations de prise en charge. Ces travaux présentent un intérêt pour la veille en santé publique et en politiques du handicap, dans la mesure où ils portent sur une pathologie fréquente, chronique et difficile à traiter, mais ne comportent pas d’éléments comparatifs internationaux supplémentaires ni de données chiffrées sur l’impact socio-économique. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

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