Le ministère de l’Éducation nationale indique, dans un dossier de presse publié le 1er octobre à l’occasion de la présentation du projet de loi de finances (PLF) pour 2027, que son budget atteindra 64 milliards d’euros hors pensions de retraite des personnels. Il restera le premier budget de l’État et augmentera de 1,2 milliard d’euros « au format constant » par rapport à 2026, dans un contexte où le PLF 2027 prévoit au total 43 milliards d’euros d’économies.
La première priorité affichée concerne la poursuite de la baisse du nombre d’élèves par classe et l’amélioration de l’offre éducative sur l’ensemble du territoire, en s’appuyant sur la baisse démographique attendue (près de 180.000 élèves en moins à la rentrée 2027). Selon le ministère, la prise en compte intégrale de cet effet démographique aurait conduit à supprimer plus de 9.600 emplois d’enseignants en 2027, mais seuls 3.644 postes seront effectivement repris au titre de la diminution des effectifs d’élèves. Parallèlement, 2.056 emplois d’enseignants seront créés pour ouvrir de nouvelles structures destinées aux élèves en situation de handicap et accompagner l’expérimentation de la nouvelle carte scolaire dans 18 départements. Le solde net de suppressions s’établit ainsi à 1.588 équivalents temps plein (ETP), dont 1.250 dans le public. Le nombre moyen d’élèves par classe dans le premier degré public devrait être ramené à 20,6 en 2027.
La deuxième priorité est le renforcement de la protection des élèves, en particulier ceux en situation de handicap. Le PLF 2027 prévoit la création de 1.300 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), portant leur effectif à près de 93.000, pour un montant de 4,9 milliards d’euros consacrés à l’école inclusive. Sont également prévus 40 postes supplémentaires en unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis), 304 postes de personnels médicosociaux et de personnels chargés du recueil des signalements de violence, ainsi que 200 postes de conseillers principaux d’éducation (CPE). Ces mesures relèvent à la fois des politiques d’inclusion, de handicap et de protection de l’enfance en milieu scolaire.
La troisième priorité porte sur l’achèvement de la réforme du recrutement et de la formation initiale des enseignants. À ce titre, 3.041 créations d’emplois concerneront les élèves fonctionnaires et les stagiaires enseignants en formation initiale, ce qui a des implications en matière d’emploi public, de professionnalisation et de qualité du service éducatif.
Enfin, la modernisation et la sécurisation des systèmes d’information constituent la quatrième priorité. Après plusieurs intrusions et attaques informatiques de grande ampleur en 2026, une enveloppe de 132 millions d’euros sera consacrée aux systèmes d’information, en hausse de 9,8 % par rapport à 2026. Ce volet vise à renforcer la résilience numérique du ministère et la sécurité des données, dans un contexte de risques croissants pour les services publics. Le dossier mentionne par ailleurs que d’autres mesures du PLF relatives à l’école figurent dans la documentation du ministère de l’Économie, notamment dans le cadre du « Pacte des solidarités » dédié, entre autres, à la tarification sociale des cantines, sans plus de détail dans l’extrait disponible. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
