Trafic de cocaïne par les ports maritimes (titre traduit en français par l’IA)

Un rapport récent analyse les modalités du trafic de cocaïne via le port de Rotterdam et compare ses vulnérabilités et réponses avec celles observées au port du Havre. L’étude repose sur une revue ciblée de la littérature et sur des entretiens avec des acteurs de la sûreté portuaire, de la logistique et de l’application de la loi. Elle examine les modes opératoires des trafiquants, les profils d’acteurs criminels impliqués et les enjeux de gouvernance dans ces grands ports maritimes européens.

Le rapport met en évidence une évolution des méthodes de trafic à Rotterdam sous l’effet du renforcement de la sécurité physique et de la modernisation des systèmes numériques de mainlevée des conteneurs. Les techniques classiques de type « rip-on/rip-off » seraient en recul, au profit d’acheminements plus fragmentés, de l’utilisation de cargaisons de couverture, de conteneurs frigorifiques, de dépôts de conteneurs vides et de plateformes logistiques intérieures, ainsi que de la manipulation de systèmes numériques.

La corruption apparaît comme un facteur structurel central dans le fonctionnement des réseaux de trafic, mais avec des formes différenciées selon la configuration portuaire. À Rotterdam, les risques sont décrits comme diffus, touchant divers métiers techniques, logistiques, de maintenance et informatiques. Au Havre, la structure du travail portuaire, caractérisée par un contrôle important des dockers sur les mouvements de conteneurs, crée un point de vulnérabilité plus concentré autour de l’accès aux terminaux et des risques de coercition.

L’analyse souligne que les réponses centrées uniquement sur le contrôle et la répression au niveau d’un port isolé restent insuffisantes face à des réseaux criminels opérant le long de la « Northern Range » comme un corridor intégré. Le rapport préconise des réponses coordonnées au niveau européen, incluant l’harmonisation des standards de sécurité numérique, le partage transfrontalier de renseignement, un contrôle renforcé des fonctions et nœuds logistiques à haut risque, ainsi que des actions de prévention visant à accroître la résilience des personnels portuaires et des communautés exposées au risque de recrutement criminel. Ces éléments présentent un intérêt pour le suivi des politiques publiques françaises, en particulier en matière de travail portuaire, d’intégrité des chaînes logistiques, de prévention de la corruption et de protection des travailleurs face aux pressions des organisations criminelles.(contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite

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