L’Organisation internationale du Travail (OIT) présente les premiers résultats concrets d’un programme de formation harmonisé mis en œuvre dans les secteurs de l’horticulture et de l’élevage laitier. Ce programme vise à améliorer simultanément la productivité des exploitations et les conditions de travail des travailleurs et travailleuses de ces filières, notamment dans les pays en développement. L’approche consiste à diffuser des modules standardisés de formation technique et organisationnelle, adaptés aux exploitations agricoles et aux petites entreprises rurales, en s’appuyant sur les services publics de l’emploi, les organismes de formation professionnelle et les partenaires sociaux au niveau national.
Le dispositif est mis en œuvre avec le soutien de l’OIT et en coopération avec les autorités nationales du travail et de l’agriculture, ainsi qu’avec des organisations professionnelles d’employeurs et de travailleurs des filières horticole et laitière. Les formations portent en particulier sur l’amélioration des pratiques de production, la gestion de la santé et de la sécurité au travail, l’organisation du travail, la formalisation de l’emploi et, dans certains cas, la conformité aux normes du travail décent dans les chaînes d’approvisionnement. Les résultats signalés incluent une augmentation mesurable des rendements, une meilleure qualité des produits, une réduction des risques professionnels et, pour certains participants, une progression vers des emplois plus stables ou mieux rémunérés.
L’article met en avant la valeur de l’harmonisation des contenus de formation au niveau sectoriel : celle-ci facilite leur appropriation par différents acteurs (services publics, centres de formation, organisations professionnelles), améliore la comparabilité des résultats et permet un déploiement à plus grande échelle dans d’autres territoires ou pays. L’OIT souligne également l’importance de l’articulation entre la politique de formation professionnelle, la politique de l’emploi et les politiques sectorielles agricoles pour obtenir des effets durables sur la qualité de l’emploi, la protection sociale et la compétitivité des filières. Le texte indique enfin que ces expériences doivent encore être consolidées et évaluées sur une plus longue période afin de mieux documenter leur impact en termes de création d’emplois décents et de réduction de la vulnérabilité des travailleurs ruraux. (contenu résumé par l’IA) Lire la Suite
