L’article porte sur l’identification de priorités de recherche en matière de changement climatique pour préparer de futurs exercices d’évaluation scientifique aux États-Unis. Il s’inscrit dans le prolongement du cinquième rapport de l’US National Climate Assessment (NCA5), publié en 2023, et mobilise l’expertise de chercheurs ayant contribué à la Sixième NCA et à d’autres évaluations climatiques nationales ou infranationales.
Les auteurs mettent en avant le rôle central des évaluations scientifiques de grande ampleur, comme celles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC/IPCC) et de la National Climate Assessment (NCA) américaine, pour fournir une base de preuves aux décideurs publics. Ces dispositifs servent différents utilisateurs : administrations nationales et locales, peuples autochtones et communautés, secteur privé, secteur social et communauté scientifique. Ils permettent de structurer l’information sur les risques climatiques, leurs impacts et les solutions intégrées possibles.
Le document ne propose pas de nouvelles mesures de politique publique mais recense des domaines de connaissance en progression ou émergents, jugés « prêts » à être synthétisés dans de futures évaluations climatiques ou à faire l’objet de recherches à court terme. Il sélectionne des thématiques particulièrement pertinentes pour les États-Unis, dans lesquelles les avancées scientifiques postérieures à NCA5 justifient de nouveaux travaux de synthèse au niveau national, infranational et sectoriel. Pour chacun de ces domaines, il identifie également des questions de recherche prioritaires à documenter en vue de prochains cycles d’évaluation.
L’enjeu pour l’action publique est de disposer, à moyen terme, d’une base d’informations plus structurée et accessible sur les impacts, risques et réponses au changement climatique, utilisable pour l’élaboration de plans d’action climatiques sectoriels, régionaux ou transversaux. Le texte insiste sur la nécessité de co-construire ces évaluations avec les utilisateurs finaux afin de garantir leur caractère opérationnel, tout en soulignant qu’il s’agit ici d’un travail préparatoire visant à orienter les collaborations de recherche et la mise en réseau des évaluations climatiques.
L’article concerne prioritairement les États-Unis, mais s’inscrit dans une dynamique plus large de production d’évaluations climatiques internationales pilotées par des organismes comme le GIEC. Il peut ainsi présenter un intérêt comparatif pour les administrations françaises en matière de méthodes de priorisation des sujets de recherche, de structuration des évaluations et de participation des parties prenantes, notamment pour les politiques liées aux impacts du changement climatique sur la santé, la cohésion sociale, l’emploi et les conditions de travail, même si ces dimensions ne sont pas détaillées dans le texte. Le document insiste enfin sur les limites actuelles de la connaissance et la nécessité de poursuivre l’effort de recherche avant de pouvoir tirer des conclusions plus complètes dans de futurs rapports d’évaluation.(contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite
