L’Observatoire des inégalités, à partir de données 2024 de l’Insee sur les niveaux de vie après impôts et prestations sociales, constate une aggravation des inégalités de répartition des revenus en France par rapport à 1996. Les 10 % les plus pauvres ne perçoivent que 3,2 % de l’ensemble des revenus, soit environ trois fois moins que s’ils recevaient une part proportionnelle à leur poids démographique. À l’inverse, les 10 % les plus riches captent 24,9 % du revenu global, soit 2,5 fois plus qu’à parts égales et 7,8 fois plus que les 10 % les plus pauvres.
Selon l’Observatoire, la part du revenu global allant aux 10 % les plus pauvres atteint en 2024 son niveau le plus bas depuis 1996. Après une baisse de 3,8 % à 3,3 % entre 2002 et 2012, leur part s’est stabilisée autour d’au moins 3,5 % jusqu’en 2020, avant de reculer à nouveau, pour devenir inférieure à son niveau de 1996. À l’opposé, la part des 10 % les plus riches est passée de 22,2 % en 1996 à 24,9 % en 2024. L’Observatoire souligne que cette progression de deux points représente un volume de revenu important et se traduit par un renforcement du rapport entre la part des plus riches et celle des plus pauvres, qui passe de 6,4 à 7,8 en vingt ans.
Les principaux acteurs mentionnés sont l’Insee, producteur des données sur les revenus après impôts et prestations sociales, et l’Observatoire des inégalités, organisme indépendant qui exploite ces données pour analyser l’évolution des inégalités. Les constats portent sur la distribution des revenus après redistribution, ce qui place ces résultats au cœur du suivi des politiques sociales et fiscales et de leur capacité à réduire les écarts de niveau de vie entre les ménages les plus modestes et les plus aisés. Aucune comparaison internationale ni recommandation de politique publique n’est formulée dans la source. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
