Note de cadrage publiée en 2025 pour le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) du Royaume-Uni, ce document présente les principaux résultats d’une évaluation réalisée par RAND Europe sur les écosystèmes d’intelligence artificielle (IA) du Royaume-Uni et des Pays-Bas, avec un focus particulier sur les secteurs agrifood et agritech. L’objectif est d’identifier les forces, défis et complémentarités entre les deux pays afin de nourrir la mise en œuvre du Partenariat d’innovation Royaume-Uni–Pays-Bas de 2025.
Le rapport décrit deux écosystèmes d’IA considérés comme robustes mais de profils différents. Le Royaume-Uni se caractérise par un secteur technologique de grande taille, estimé à environ 1 000 milliards de livres sterling, et par une forte dynamique économique de l’IA, avec des revenus en hausse de 68 % en 2024. Son écosystème repose sur des institutions publiques structurantes, notamment le Department for Science, Innovation and Technology (DSIT), UK Research and Innovation (UKRI) et l’Alan Turing Institute, et sur un tissu de start-up bénéficiant d’une profondeur d’investissement importante ainsi que d’une capacité plus avancée en infrastructures hyperscale et centres de données que celle des Pays-Bas.
Les Pays-Bas disposent d’un écosystème d’IA plus réduit mais fortement interconnecté, reposant sur une coordination public-privé jugée solide. Le pays occupe une position stratégique dans les chaînes de valeur de l’IA grâce à des atouts dans les semi-conducteurs et les technologies habilitantes, ce qui renforce son rôle dans l’infrastructure et les composantes techniques nécessaires au déploiement de l’IA, y compris dans les secteurs agrifood et agritech.
Les deux pays partagent des priorités stratégiques similaires : croissance tirée par l’innovation, régulation responsable de l’IA, résilience en matière de capacités de calcul et de données, et développement des compétences. Ils sont confrontés à des contraintes communes, notamment en termes de talents et d’infrastructures. Le document souligne que la coopération préexistante dans le cadre d’Horizon Europe, du G7 et des Principes de l’OCDE sur l’IA, ainsi que le Partenariat d’innovation Royaume-Uni–Pays-Bas de 2025, fournissent déjà une base cohérente pour renforcer la coopération bilatérale.
L’analyse sectorielle est structurée autour de trois priorités : les capacités de calcul pour l’IA (compute), les sciences de la vie et technologies de santé, et le secteur agrifood/agritech. Les capacités de calcul pour l’IA sont présentées comme un « enabler » fondamental, soutenant l’ensemble des usages sectoriels et combinant les atouts de volume du Royaume-Uni et les forces néerlandaises en connectivité et durabilité des infrastructures. Les sciences de la vie et technologies de santé sont identifiées comme un domaine de force partagée, avec un alignement marqué entre recherche, innovation et priorités publiques. Le secteur agrifood/agritech est décrit comme une zone d’avantage complémentaire : leadership appliqué des Pays-Bas, articulé avec les atouts britanniques en R&D et innovation numérique.
Même si le document traite principalement de dynamique industrielle et technologique, il a des implications transversales d’intérêt pour les politiques publiques, notamment en santé et en emploi, via le renforcement des capacités de recherche et d’innovation en technologies de santé et la nécessité de stratégies de compétences adaptées à l’IA. Les limites et incertitudes portent sur la disponibilité des talents et sur l’adaptation des infrastructures, reconnues comme des contraintes communes aux deux pays.(contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite
