Un rapport analyse et compare les écosystèmes de recherche et d’innovation en intelligence artificielle (IA) du Royaume-Uni et des Pays-Bas, afin d’identifier des opportunités de coopération bilatérale renforcée. Il s’appuie sur des travaux documentaires, des analyses de politiques publiques, des données scientométriques et de brevets, ainsi que sur des échanges avec des parties prenantes. Les deux pays sont considérés comme avancés en IA, mais avec des structures et des positionnements différents et complémentaires plutôt que concurrents.
Le Royaume-Uni dispose d’un écosystème de plus grande échelle, avec une portée internationale marquée, une capacité de recherche de pointe en IA dite « frontière », des niveaux élevés d’investissement privé et une activité commerciale importante. Les Pays-Bas ont un écosystème de taille plus réduite mais fortement interconnecté, reposant sur une spécialisation industrielle, une coordination public‑privé structurée et une forte intégration dans les cadres européens de recherche, d’innovation et de régulation.
Le rapport met en avant trois domaines prioritaires de coopération potentielle : l’IA dans les sciences de la vie et les technologies de santé ; les applications de l’IA dans l’agroalimentaire et l’agritech ; et les infrastructures de calcul et de technologies de l’information et de la communication (TIC) pour l’IA. Dans les sciences de la vie et les technologies de santé, une coopération pourrait relier la capacité britannique de mise à l’échelle commerciale et translationnelle aux atouts néerlandais en matière d’intégration clinique et de validation. Dans l’agroalimentaire, la collaboration combinerait la recherche, les capteurs, la robotique et les biotechnologies britanniques avec le rôle des Pays-Bas en matière d’innovation appliquée et de déploiement. Pour le calcul et les infrastructures numériques, le rapport souligne la complémentarité entre les forces britanniques en logiciels, développement de modèles et expansion des capacités de calcul pour l’IA, et les compétences néerlandaises en matériel, connectivité et infrastructures numériques durables.
Les deux pays partagent des priorités stratégiques communes : promotion d’une croissance et d’une productivité appuyées sur l’IA, développement d’une innovation responsable, renforcement d’infrastructures de calcul et de données résilientes, montée en compétences de la main-d’œuvre et coopération internationale avec des partenaires jugés de confiance. Ces convergences sont présentées comme une base pour des initiatives conjointes, notamment lorsque la coopération permet de relier la taille et la capacité de pointe du Royaume-Uni avec les dispositifs néerlandais de sites pilotes industriels, de coordination et de connexion à l’Union européenne.
Le rapport identifie des défis communs freinant la croissance et l’adoption de l’IA dans les deux pays : difficulté à convertir l’excellence scientifique et l’innovation précoce en croissance économique durable et en usage diffus sur le territoire ; insuffisance des financements pour les phases de croissance ; pénuries de compétences spécialisées, appliquées et interdisciplinaires ; adoption inégale de l’IA par les PME et par certains secteurs utilisateurs. S’ajoutent des limites liées à la disponibilité et à l’interopérabilité des données, à l’accès à des capacités de calcul de grande échelle et sous contrôle souverain, à une forte dépendance vis‑à‑vis de grands fournisseurs extra‑européens (« hyperscalers ») et à des contraintes en matière d’énergie et de capacités des réseaux électriques. Le rapport suggère que la levée de ces obstacles partagés pourrait constituer un axe concret d’action conjointe pour renforcer les capacités, soutenir l’innovation et la montée en charge de l’IA, y compris dans les secteurs de la santé et des technologies de santé, et contribuer à la mise en place d’infrastructures d’IA résilientes et de confiance.(contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite
