La qualité de l’emploi est une priorité dans l’UE, selon le rapport annuel de la Commission (titre traduit en français par l’IA)

Un rapport de la Commission européenne met en évidence des progrès dans la qualité de l’emploi dans l’Union européenne, principalement en matière de rémunération, de sécurité de l’emploi et de temps de travail. Il établit que l’amélioration de la qualité des emplois contribue à une économie plus productive et compétitive, en agissant sur la motivation des salariés, la réduction du turnover, le développement des compétences et une meilleure organisation du travail. La Commission annonce la présentation, d’ici la fin de l’année, d’un « Quality Jobs Act », à la suite de la deuxième phase de consultation des partenaires sociaux européens.

Le rapport souligne plusieurs défis actuels : ralentissement de la croissance de l’emploi, faiblesse de la progression de la productivité et pression sur les revenus des ménages liée aux prix élevés de l’énergie. Il observe que les pénuries de main-d’œuvre sont particulièrement marquées dans les emplois de moindre qualité (horaires atypiques, insécurité de l’emploi, bas salaires), ce qui met en évidence le lien entre amélioration de la qualité des emplois, attractivité des postes et capacité à retenir les travailleurs dans les secteurs en tension. L’augmentation de la productivité est identifiée comme un levier pour améliorer salaires et conditions de travail.

La qualité de l’emploi apparaît très variable selon les secteurs et entre États membres. Elle est plus élevée dans les secteurs industriels et les services à forte intensité de connaissances (information et communication, finance et assurance, administration publique, activités professionnelles, scientifiques et techniques). Les emplois de moindre qualité se concentrent davantage dans l’hébergement-restauration, les services administratifs et de soutien, ainsi que dans certains services peu qualifiés. Le rapport relève que, malgré une tendance globalement positive au niveau de l’UE, certains pays ont connu, au cours de la dernière décennie, une dégradation sur au moins deux indicateurs de qualité de l’emploi.

Sur le lien entre salaires et productivité, le rapport rappelle que la hausse durable des salaires suppose des gains de productivité, tout en notant que des salaires plus élevés, notamment via les salaires minimaux, peuvent inciter les entreprises à investir et innover plutôt qu’à fonder leur compétitivité sur de bas coûts de main-d’œuvre. Depuis l’adoption de la directive européenne sur les salaires minimaux, ceux-ci ont augmenté, en particulier dans les États membres où les niveaux de salaires sont plus faibles et où la part de salariés rémunérés au minimum est plus importante.

Le rapport analyse enfin les effets des technologies et de l’intelligence artificielle (IA) sur le travail. L’IA est présentée comme un facteur potentiel d’augmentation de la productivité et de la qualité de l’emploi, en permettant aux travailleurs de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée et d’acquérir de nouvelles compétences. Toutefois, ses impacts dépendent des modalités d’introduction et de gouvernance. L’IA peut exercer une pression sur la demande de travail dans certains emplois d’entrée sur le marché du travail et dans les tâches routinières, avec des effets possibles sur les salaires et les conditions de travail. Le rapport insiste, dans ce contexte, sur l’importance accrue de la représentation des travailleurs, des politiques de compétences et du dialogue social. Des travaux de recherche émergents signalent également le risque d’un affaiblissement de la pensée critique, d’une réduction de l’apprentissage par la pratique et d’un besoin accru de supervision humaine en cas de recours massif à l’automatisation, les gains de productivité les plus immédiats bénéficiant souvent aux travailleurs les moins expérimentés. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite

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