Entre 2010 et 2025, demande finale intérieure en hausse mais empreinte carbone en baisse, principalement grâce à la décarbonation des produits

L’Insee publie en octobre 2026 une analyse de l’évolution de l’empreinte carbone liée à la demande finale intérieure en France sur la période 2010-2025. Sur cette période, l’empreinte carbone de la France, hors émissions directes des ménages, diminue de 23 %, alors même que la demande finale intérieure augmente en volume de 18 %. Le contenu carbone unitaire de la demande finale, mesuré en kg équivalent CO₂ par euro constant, recule ainsi de 35 %, ce qui met en évidence un découplage entre croissance de la demande et émissions de gaz à effet de serre.

L’étude décompose la demande finale en 64 catégories de biens et services. Elle montre que 85 % du découplage observé provient de la baisse du contenu carbone unitaire propre à chaque produit, et seulement 15 % d’effets de composition liés à la modification de la structure de la demande entre produits. Pour la majorité des grands produits étudiés (7 sur 11), l’évolution en volume mesurée par les comptes nationaux est cohérente avec celle des quantités physiques, ce qui limite le risque de biais de mesure lié au partage entre prix et volumes. Certaines catégories, notamment le matériel informatique et l’automobile, font exception : les effets qualité y sont importants, de sorte que le découplage calculé à partir des données physiques est nettement plus faible que celui issu des comptes nationaux.

L’analyse distingue les produits français des produits importés. Les produits fabriqués en France présentent en moyenne un contenu carbone plus faible que les produits importés. Toutefois, le rythme de décarbonation au cours des quinze dernières années est similaire pour les deux origines. Pour les produits français, la baisse du contenu unitaire en gaz à effet de serre résulte de réductions d’émissions tout au long des chaînes de valeur, en France comme à l’étranger, ce qui souligne l’importance des émissions indirectes liées aux intrants et aux échanges internationaux. L’Insee souligne enfin que la recomposition sectorielle joue un rôle important dans la réduction globale de l’empreinte, sans en détailler les effets quantitatifs dans l’extrait disponible. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

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