Émissions de gaz à effet de serre et empreinte carbone de la France en 2025

L’Insee publie des résultats pour 2025 sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) des unités résidentes françaises et sur l’empreinte carbone de la France. Les émissions des unités résidentes, qui incluent certaines émissions réalisées à l’étranger dans le cadre du transport maritime et aérien, s’élèvent à 398 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq), soit 5,8 tonnes par personne. L’empreinte carbone nationale, qui intègre les émissions importées nécessaires à la satisfaction de la demande finale française et soustrait les émissions liées aux exportations, est estimée à 571 Mt CO2 éq, soit 8,3 tonnes par personne. En 2025, la moitié environ de cette empreinte provient des importations.

Pour la deuxième année consécutive, la baisse des émissions françaises est limitée : -1,7 % en 2025 après -1,5 % en 2024. Cette diminution concerne davantage les émissions associées aux exportations (-3,1 %) que celles répondant à la demande finale intérieure (-0,9 %). Les émissions des branches d’activité reculent de 5,4 Mt CO2 éq, soit -1,8 %. Les importations augmentent en volume mais leur contenu carbone continue de se réduire, ce qui rend quasiment stable leur empreinte carbone. Au total, l’empreinte carbone ne baisse que très légèrement en 2025 (-0,6 %, après -2,7 % en 2024).

Sur longue période, depuis 1990, les émissions territoriales françaises diminuent en moyenne de 1,1 % par an, plus rapidement que l’empreinte carbone qui recule de 0,6 % par an. Depuis 2010, les rythmes de baisse s’accélèrent et deviennent plus proches : -2,1 % par an pour les émissions des unités résidentes et -1,8 % pour l’empreinte carbone. Ces évolutions traduisent une réduction de l’intensité carbone de l’activité économique (PIB) de 3,2 % par an et de l’intensité carbone de la demande finale intérieure de 2,8 % par an.

Ces données, produites par l’Insee dans Insee Première n° 2130 (paru le 13 octobre 2026), documentent la trajectoire de décarbonation de l’économie française et de la demande intérieure. Elles constituent un indicateur de suivi des politiques climatiques nationales, avec des enjeux transversaux pour les ministères chargés de la santé, des affaires sociales, de la solidarité, du travail et de l’emploi, compte tenu de l’importance des secteurs d’activité, de la demande intérieure et des échanges extérieurs dans la dynamique des émissions. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

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