La Commission européenne rappelle que la pauvreté et l’exclusion sociale touchent encore fortement l’Union européenne : une personne sur cinq est à risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, dont 19,3 millions d’enfants, et plus de 1,4 million de personnes sont sans domicile ou en situation de logement précaire. Elle juge cette situation inacceptable et appelle à une mobilisation contre la pauvreté et l’exclusion.
Début 2024, l’UE a adopté pour la première fois une Stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, destinée à accélérer la réalisation de l’objectif fixé dans le Plan d’action du socle européen des droits sociaux : réduire d’au moins 15 millions, d’ici 2030, le nombre de personnes à risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, avec une perspective d’éradication d’ici 2050. Cinq mois après son lancement, la mise en œuvre de cette stratégie est présentée comme engagée.
Le Conseil de l’UE doit prochainement approuver une recommandation de la Commission sur la lutte contre l’exclusion liée au logement. Il s’agira du premier acte juridique de l’UE spécifiquement consacré au sans-abrisme, considéré comme une des formes les plus sévères de pauvreté, et présenté comme une étape importante pour la prise en charge des personnes concernées.
La Commission met en avant l’emploi de qualité comme principal levier de sortie de la pauvreté pour les personnes en capacité de travailler. Elle souligne que près de 50 millions de personnes restent en dehors du marché du travail dans l’UE et insiste sur la nécessité de renforcer les mesures d’activation pour les personnes faisant face à des obstacles importants d’accès à l’emploi, au nom à la fois de la lutte contre la pauvreté et de la compétitivité économique. À cette fin, elle a lancé en juillet, dans le cadre de la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux, une première phase de consultation des partenaires sociaux européens sur une éventuelle action de l’UE en faveur de ces publics.
Le Fonds social européen Plus (FSE+) et les futurs plans de partenariat nationaux et régionaux sont identifiés comme les principaux instruments pour financer les investissements et réformes structurelles nécessaires à la mise en œuvre de la Stratégie anti-pauvreté dans les États membres. Des « Principes pour des politiques efficaces de lutte contre la pauvreté » sont désormais disponibles dans toutes les langues de l’UE pour soutenir les autorités compétentes, notamment en matière de revenu adéquat, d’accès à l’emploi et d’accès aux services essentiels. Une « Coalition contre la pauvreté » associant secteur privé et philanthropie doit être prochainement lancée.
En matière de lutte contre la pauvreté des enfants, la Commission prévoit de tester une « Carte de garantie européenne pour l’enfance », outil numérique visant à faciliter l’accès des enfants dans le besoin aux aides auxquelles ils ont droit, en renforçant visibilité, coordination et efficacité. Elle annonce également la création de passerelles renforcées entre la Garantie pour l’enfance et la Garantie pour la jeunesse au moyen d’un ensemble d’outils dédié. Un appel à projets FSE+ a été lancé en mai pour aider les États membres à renforcer la mise en œuvre de leur plan national relatif à la Garantie pour l’enfance, avec un accent particulier sur un groupe vulnérable : les jeunes Roms de 15 à 29 ans sans emploi, ni en éducation, ni en formation. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
