L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a rendu en avril 2026 un avis et un rapport d’expertise collective sur les cancers de la peau en lien avec l’exposition professionnelle aux rayonnements ultraviolets (UV). Cette expertise a été réalisée à la suite d’une saisine conjointe, en date du 5 août 2024, de la Direction générale du travail (DGT), de la Direction de la sécurité sociale (DSS) et du Secrétariat général du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. L’objectif est d’évaluer le lien causal entre expositions professionnelles aux UV et cancers cutanés, en vue de la création ou de la modification de tableaux de maladies professionnelles et/ou de l’élaboration de recommandations à destination des comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP).
L’Anses rappelle que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé différents types de rayonnements UV, incluant le rayonnement solaire, l’utilisation d’appareils de bronzage émettant des UV et certains rayonnements UV artificiels, comme agents cancérogènes. Dans ce contexte, l’agence met en œuvre une expertise scientifique indépendante et pluraliste, conformément à l’article L.1313-1 du Code de la santé publique, pour éclairer les autorités compétentes sur les risques sanitaires liés aux expositions professionnelles aux UV.
Le rôle de l’Anses est d’apporter aux administrations demandeuses (DGT, DSS, ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire) une évaluation des risques permettant d’appuyer l’élaboration éventuelle de dispositions législatives ou réglementaires et la mise en œuvre de mesures de gestion du risque en matière de santé au travail et de reconnaissance en maladies professionnelles. L’avis précise que les productions de l’Agence sont rendues publiques sur son site internet. La version du 3 avril 2026 annule et remplace une version antérieure datée du 29 janvier 2026, des modifications étant répertoriées dans une annexe spécifique, ce qui témoigne d’un ajustement du contenu de l’expertise.
Les principaux enjeux de politique publique identifiés concernent la prévention des risques professionnels liés aux UV, la protection de la santé des travailleurs exposés, la reconnaissance des cancers cutanés en tant que maladies professionnelles et l’éventuelle adaptation du cadre réglementaire (tableaux de maladies professionnelles, recommandations aux CRRMP). Les travaux s’inscrivent dans le champ de la santé au travail, de la sécurité sociale et, s’agissant de certaines professions exposées (dont celles relevant du secteur agricole), de la politique agricole et de la souveraineté alimentaire. L’avis s’appuie par ailleurs sur des classifications internationales (CIRC) qui peuvent nourrir les comparaisons et le suivi des politiques menées dans d’autres pays, même si le document ne détaille pas ces aspects comparatifs dans l’extrait disponible. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
