Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) prépare une résolution en amont du XXe Sommet de la Francophonie, qui se tiendra les 15 et 16 novembre à Phnom Penh autour du thème « Réinvestir dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable ». Ce sommet réunira les chefs d’État et de gouvernement des pays francophones et sera notamment l’occasion d’élire le ou la prochaine secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
La résolution a été élaborée par la Délégation aux Outre-mer du CESE, présidée par Maymounati Moussa (groupe des Outre-mer). Elle porte sur le rôle des Outre-mer dans leurs bassins régionaux et sur l’implication de leurs sociétés civiles dans l’espace francophone. Le projet sera présenté en assemblée plénière du CESE le 28 octobre à 9h30. La séance comprendra une introduction générale par la présidente du CESE, Claire Thoury, la présentation du projet de résolution par les rapporteures Caroline Donge (groupe Environnement et Nature) et Sabine Roux de Bézieux (groupe Agir Autrement), un temps d’échange avec l’auditorium, des interventions orales des groupes, puis un vote.
Le texte s’inscrit dans le contexte de la présence francophone en Asie et dans le Pacifique. Dans cette région, la Nouvelle-Calédonie est membre associé de l’OIF depuis 2016 et la Polynésie française dispose d’un statut d’observateur depuis 2024. Wallis-et-Futuna, bien que sans statut propre au sein de l’OIF, contribue également à la présence française et francophone dans le Pacifique. Plus largement, l’ensemble des Outre-mer développe des coopérations dans leurs différents bassins régionaux, ce qui constitue un enjeu pour leur positionnement et leur participation aux politiques de coopération francophone.
La francophonie y est définie comme l’ensemble des personnes partageant l’usage du français sur les cinq continents, autour d’une coopération institutionnalisée au sein de l’OIF. Cette organisation soutient l’enseignement du français, la diversité culturelle, les processus démocratiques et des programmes de coopération économique. Elle trouve son origine dans la création, en 1970 à Niamey, de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), devenue OIF en 2005, à l’initiative notamment de dirigeants de plusieurs pays africains et du prince Norodom Sihanouk. Les enjeux évoqués sont principalement diplomatiques, culturels et économiques, avec des implications possibles pour les politiques de coopération, de développement et de rayonnement des Outre-mer au sein de l’espace francophone. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
