Le Passe culture se projette vers 2030

Le ministère de la Culture poursuit la réforme du Passe culture, devenu en 2026 une plateforme ouverte à tous et gérée par un opérateur de l’État dont la gouvernance inclut désormais des représentants des collectivités territoriales. Le 16 octobre, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, a présenté une stratégie à l’horizon 2030, sans nouvelle mesure marquante et dans un contexte de baisse des moyens budgétaires. L’orthographe de l’instrument évolue (« Passe culture ») à la suite d’un recours fondé sur la loi Toubon.

Le projet stratégique 2030 repose sur cinq axes. Le premier vise à contribuer à la construction de parcours diversifiés de participation à la vie culturelle de tous les jeunes, avec une attention particulière à ceux qui en sont les plus éloignés, dans et hors du cadre scolaire. Il réaffirme l’ambition initiale du dispositif lancé en 2019 et reprend notamment la problématique de la mobilité des jeunes en milieu rural, déjà soulevée en 2025.

Le deuxième axe cherche à renforcer les pratiques culturelles des jeunes par leur engagement citoyen. Il prévoit une initiation des bénéficiaires à la délibération et à la prise de décision via un Conseil des jeunes et des laboratoires territoriaux, la promotion du bénévolat culturel au sein de l’application, ainsi que la valorisation des métiers de l’art et de la culture pour favoriser l’orientation vers ces filières.

Le troisième axe consiste à développer une plateforme souveraine et éthique d’observation et d’innovation numérique. Il inclut la création d’un répertoire de référence unique, destiné à croiser les pratiques culturelles et à générer de nouveaux parcours de découverte. À partir de l’automne 2026, un Observatoire du Passe culture devra produire des études utiles au développement et à l’évaluation de l’application et fonctionner en réseau avec d’autres acteurs, en ouvrant ses données, notamment aux chercheurs et aux collectivités publiques.

Le quatrième axe vise à établir un cadre pérenne de coopération nationale et territoriale. Il prévoit l’articulation du Passe culture avec les dispositifs portés par les collectivités territoriales, notamment via une offre de « marque blanche » permettant à ces dernières d’utiliser la technologie de l’application pour leurs propres politiques culturelles, moyennant paiement. Cet outil doit contribuer à diversifier les ressources propres et à consolider la pérennité financière du Passe culture, tout en prévoyant un partage de données pour éclairer les politiques culturelles locales. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite

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