Un état des lieux de la sinistralité des services d’incendie et de secours, publié le 15 octobre 2026 par l’assureur et gestionnaire de risques Relyens, met en évidence que la majorité des accidents touchant les sapeurs-pompiers survient lors des activités sportives en caserne. Sur plus de 2 000 accidents analysés entre 2021 et 2025, impliquant près de 50 000 sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, 67 % des accidents déclarés par les professionnels et 56 % par les volontaires sont liés à ces activités physiques.
Les accidents concernent principalement des sapeurs-pompiers en bonne santé et déjà sportifs : 61 % des blessés pratiquent une activité physique en dehors du service et 94 % ne présentent aucun antécédent médical connu. Les sports collectifs sont les plus accidentogènes (62 % des accidents sportifs), avec un poids particulier du football (34 % des accidents à lui seul), suivis de la course à pied (17 %), du volley-ball (11 %) et de la musculation (10 %). L’âge apparaît comme un facteur aggravant en termes de conséquences sur l’emploi : la durée moyenne des arrêts atteint 127 jours chez les volontaires de plus de 55 ans, soit plus de quatre mois d’absence.
Relyens souligne que l’activité physique sur le temps de garde devrait être conçue comme une préparation à l’intervention et non comme une performance individuelle, et met en avant les effets des démarches de prévention conduites dans les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) depuis cinq ans. Selon les données de l’assureur, 90 % des Sdis accompagnés enregistrent une baisse du nombre d’accidents, et la part des accidents sportifs entraînant un arrêt de travail chez les sapeurs-pompiers professionnels est passée de 79 % à 70 % entre 2021 et 2025.
À titre d’exemple, le Sdis des Alpes-Maritimes a engagé une action de prévention spécifique en partenariat avec l’entreprise niçoise MyCoach, via le développement d’une application numérique d’entraînement inspirée de celles utilisées dans le sport professionnel (football, rugby). Chaque séance y sera tracée afin d’ajuster l’entraînement aux données individuelles de l’agent et à l’activité opérationnelle de la garde. Le déploiement est prévu à partir de décembre auprès de 300 encadrants d’activités physiques, avant une ouverture à l’ensemble des sapeurs-pompiers du département d’ici le printemps 2027, avec une extension potentielle à l’ensemble de la zone Sud. Ces éléments soulèvent des enjeux de santé au travail, de prévention des risques professionnels et de gestion des arrêts de travail dans les services d’incendie et de secours. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
