Rapport européen public d’évaluation (EPAR) pour les médicaments à usage humain : Libmeldy, cellules CD34+ autologues codant pour le gène ARSA, Date d’autorisation : 17/12/2020, Révision : 10, Statut : Autorisé (titre traduit en français par l’IA)

Libmeldy est un médicament de thérapie génique avancée destiné au traitement d’enfants atteints de leucodystrophie métachromatique (MLD), une maladie génétique rare liée à une mutation du gène ARSA, nécessaire à la production de l’enzyme arylsulfatase A. Cette déficience entraîne une accumulation de sulfatides, responsable de lésions du système nerveux et d’autres organes, se traduisant notamment par des troubles de la marche, une détérioration mentale progressive et, à terme, le décès. En raison de la rareté de la pathologie, Libmeldy a obtenu le statut de « médicament orphelin » le 13 avril 2007.

Libmeldy est indiqué chez des enfants présentant une MLD avec mutation du gène ARSA, dans deux situations cliniques précises : d’une part, les formes infantiles tardives ou juvéniles précoces chez des patients encore asymptomatiques ; d’autre part, les formes juvéniles précoces déjà symptomatiques, à condition que l’enfant marche encore de façon autonome et n’ait pas développé de détérioration mentale. Le médicament ne peut être administré qu’à l’enfant dont les cellules ont servi à sa fabrication et son utilisation est limitée à des centres de greffe spécialisés, sur prescription médicale.

Le traitement repose sur l’utilisation de cellules souches CD34+ autologues issues de la moelle osseuse ou du sang du patient. Ces cellules, capables de produire des globules blancs, sont prélevées, puis modifiées ex vivo par insertion d’une copie fonctionnelle du gène ARSA au moyen d’un lentivirus génétiquement modifié, inoffensif pour l’être humain mais capable d’intégrer le gène dans les cellules. Les cellules ainsi modifiées constituent le produit Libmeldy, administré en une seule perfusion intraveineuse, avec une posologie adaptée au poids de l’enfant.

Avant la perfusion, les patients reçoivent un traitement de conditionnement par busulfan afin d’éliminer les cellules médullaires existantes et de permettre l’implantation des cellules modifiées. D’autres médicaments sont administrés en amont pour limiter les réactions liées au traitement. Après perfusion, les cellules CD34+ migrent vers la moelle osseuse, se multiplient et génèrent des globules blancs capables de produire une ARSA fonctionnelle. Ces cellules se distribuent ensuite dans l’organisme et contribuent à la dégradation des sulfatides, avec un effet attendu durable sur le contrôle des symptômes de la maladie.

Les informations disponibles insistent sur le caractère hautement spécialisé de ce traitement (thérapie génique, utilisation de cellules autologues, recours à un vecteur lentiviral, hospitalisation en centre de greffe) et sur le fait qu’il s’agit d’une prise en charge unique, potentiellement de longue durée. Aucune donnée chiffrée de résultats cliniques, d’efficacité ou de sécurité n’est fournie dans l’extrait disponible, mais le cadre réglementaire de médicament orphelin et de thérapie génique, ainsi que les conditions strictes d’indication et d’administration, présentent un intérêt pour le suivi des politiques de santé concernant les maladies rares, l’organisation de l’offre de soins spécialisée et l’accès à l’innovation thérapeutique en pédiatrie. (contenu résumé en français par l’IA) ​Lire la Suite

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