HCAAM

Le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) est une instance de réflexion et de propositions chargée d’éclairer les évolutions de l’assurance maladie et du système de santé. Ses travaux, avis, rapports et analyses portent notamment sur les dépenses et le financement de la santé, l’accès aux soins, l’organisation du système de santé et l’articulation des différentes couvertures. Ses publications alimentent la rubrique Assurance maladie.

Assurance maladie

Dépense de santé_n°1 mai 2026.pdf

Face à la dégradation exceptionnelle de la situation financiè re de l’assurance-maladie, on entend  souvent  dire que la France vit au-dessus de ses moyens en matière de santé, que notre système  est  trop généreux, qu’il n’est plus financé, voire qu’il faudrait demander plus d’efforts aux citoyens. Avec ce premier numéro de son nouveau format de publication courte Décryptages Santé, l e Hcaam  tente d’apporter un éclairage reposant sur des données factuelles et des comparaisons internationales  à la question : la France dépense-t-elle trop pour sa santé ?  Le prochain numéro apportera des éclairages sur les questions suivantes : notre système est-il vraiment  plus  généreux que les autres ? Faut-il responsabiliser davantage les patients ?  Un constat : la situation financière  de l’assurance-maladie est inquiétante Le déficit de la branche maladie atteint près de 16 milliards d’euros en 2025. Il s’est creusé de près de  5 milliards depuis 2023. Ce déficit représente les trois-quarts de celui de la sécurité sociale. Il n’existe pas aujourd’hui de trajectoire de retour à l’équilibre de l’assurance-maladie : la loi de  financement de la sécurité sociale (LFSS) pour  2026 prévoit une amélioration pour 2026, puis une  dégradation qui ramènerait en 2029 le déficit au-delà de l a situation de 2025. La dégradation serait encore plus importante en tenant compte de la situation financière des  établissements de santé, qui s’est détériorée, quel que soit le statut des établissements 1. Ainsi, les  déficits des hôpitaux publics ont fortement augmenté pour att eindre des niveaux inédits (de 0,2 à 

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