L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a examiné les contenus du site internet https://www.livhospital.com/fr/ de l’établissement de santé Liv Hospital, situé à Istanbul (Turquie) et accessible en France en langue française. Ce site, destiné au grand public et aux professionnels de santé français, présente une thérapie par cellules souches, seules ou associées à des exosomes, comme traitement de plusieurs pathologies : autisme, paralysie cérébrale, régénération de la moelle épinière, sclérose en plaques et diabète.
L’ANSM se fonde sur les articles L.5111-1, L.5121-8, L.5122-1, L.5122-3, L.5122-8, L.5122-9, L.5311-1, L.5312-2 et L.5312-4 du code de la santé publique pour considérer que la thérapie par cellules souches, telle que présentée par Liv Hospital, répond à la définition du médicament par présentation, dans la mesure où elle est annoncée comme possédant des propriétés curatives ou préventives pour des maladies humaines. Les exosomes ajoutés à cette thérapie pour le traitement du diabète et de la sclérose en plaques sont, eux, qualifiés de médicament biologique au sens de cette réglementation.
Selon les informations publiées sur le site de Liv Hospital, la thérapie par cellules souches, éventuellement associées à des exosomes, est préparée à partir de cellules de cordon ombilical d’un donneur. Le site affirme notamment que cette thérapie « représente une approche prometteuse pour soutenir l’amélioration des connexions neuronales chez les personnes autistes en réduisant l’inflammation cérébrale ». Ces éléments sont analysés par l’ANSM comme une publicité en faveur d’un médicament, soumise au cadre juridique français applicable à la publicité des médicaments.
Par courrier du 4 décembre 2025, l’ANSM a informé la société Liv Hospital de son intention de suspendre, jusqu’à mise en conformité avec la réglementation applicable, la publicité réalisée pour cette thérapie par cellules souches, seules ou avec ajout d’exosomes. Aucune réponse de la société Liv Hospital à ce courrier n’a été reçue. Cette situation illustre l’action de l’autorité française de régulation du médicament à l’égard de contenus en ligne, y compris lorsqu’ils émanent d’un établissement étranger, dès lors qu’ils sont accessibles en France et visent le public et les professionnels français. Elle pose des enjeux de contrôle de la publicité et de sécurité des patients concernant des offres thérapeutiques innovantes, notamment dans le champ des maladies neurologiques et du diabète. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
