La Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) a publié en juillet 2026 une revue de littérature de 50 pages, réalisée par le centre de recherche sociale Notus, sur les effets du travail flexible et du télétravail sur la qualité du temps de travail dans l’Union européenne. Le rapport s’appuie sur des travaux récents, menés depuis la pandémie de COVID-19 et dans le contexte post-pandémique, et couvre plusieurs États membres de l’UE sans les détailler dans ce résumé.
L’étude analyse les évolutions du temps de travail en général et des horaires flexibles en particulier, en lien avec la digitalisation de l’organisation du travail et la diffusion de modalités de temps de travail flexibles. Elle insiste sur les attentes en matière d’amélioration de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée associées à ces dispositifs. L’analyse se concentre sur les rythmes de travail atypiques, entendus comme des écarts par rapport aux semaines de travail standard, en examinant plusieurs dimensions : durée et horaires de travail, répartition et organisation du temps de travail, rythme et intensité de l’activité.
Les auteurs identifient des différences marquées dans les modalités de flexibilité du temps de travail selon les professions, les secteurs et les profils sociodémographiques. Les travailleurs hautement qualifiés sont plus exposés aux risques liés à une disponibilité permanente (connexion et sollicitations continues), alors que les travailleurs peu qualifiés sont plus fréquemment soumis à des horaires irréguliers. Ces constats soulignent des écarts de conditions de travail et de qualité du temps de travail entre catégories de travailleurs.
Le rapport met également en évidence le rôle de la négociation collective dans la réduction de ces disparités de temps de travail entre groupes de salariés. Il relève par ailleurs des différences entre les femmes et les hommes en matière d’accès aux dispositifs de flexibilité du travail : les femmes, bien que recourant à ces dispositifs, sont souvent confrontées à une stigmatisation associée à l’usage de la flexibilité. L’étude examine enfin l’incidence du travail flexible et du télétravail sur les écarts de conditions de travail entre les sexes et constate que le télétravail tend à exacerber les conflits entre vie professionnelle et vie familiale, en particulier dans les couples à double revenu. Ces éléments présentent un intérêt pour le suivi des politiques relatives au temps de travail, à l’égalité professionnelle et à la conciliation entre vie professionnelle et vie privée dans les États membres de l’UE. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
