En mai 2024, un rapport de recherche coordonné par Laurent Veillard, avec une équipe pluridisciplinaire de chercheurs, porte sur les « situations intermédiaires » (SI) dans les formations en alternance. Il s’inscrit dans le champ de la pédagogie de l’alternance, qui concerne directement les politiques de formation professionnelle, d’emploi et d’insertion. Le travail vise à analyser empiriquement les pratiques et situations mises en œuvre dans ces formations pour mieux comprendre et améliorer les transitions entre lieux de travail et lieux de formation.
Le rapport rappelle d’abord les difficultés récurrentes de mise en œuvre des pédagogies de l’alternance, en particulier la question des transitions entre entreprise et centre de formation, considérée comme un enjeu majeur. Il souligne que de nombreuses propositions existent déjà pour faciliter ces transitions, mais que leur effectivité et leurs conditions de mise en place restent à documenter. L’étude pose ainsi comme problématique centrale l’analyse concrète des pratiques et des situations d’apprentissage qui se situent à l’interface entre ces deux espaces.
Sur le plan conceptuel, les auteurs définissent les situations intermédiaires comme des situations « d’entre-deux » qui ont pour fonction d’aider les apprenants à apprendre l’action professionnelle. Ces SI sont conçues comme porteuses d’une perspective développementale, c’est-à-dire qu’elles visent le développement progressif des compétences et de l’identité professionnelles des apprenants. Le rapport indique que ces situations peuvent prendre des formes variées et que leur potentiel de développement est soumis à un certain nombre de conditions, notamment institutionnelles.
L’étude met en place un cadre théorique général pour caractériser ces situations intermédiaires, en les reliant explicitement aux enjeux de transition entre travail et formation. Elle insiste sur le fait que la conception et la mise en œuvre des SI s’inscrivent dans des contextes institutionnels qui influencent fortement leurs formes, leurs objectifs et leurs effets. Cette dimension contextuelle est présentée comme un élément central pour la réflexion sur les politiques publiques de formation en alternance.
Les principaux résultats, non détaillés dans l’extrait mais annoncés comme un volet spécifique du rapport, doivent conduire à des propositions opérationnelles pour favoriser la mise en place de situations intermédiaires dans les dispositifs d’alternance. Ces propositions sont explicitement ciblées sur l’amélioration de l’articulation entre lieu de travail et lieu de formation, enjeu important pour les politiques de l’emploi, de la qualification et de l’insertion professionnelle. L’ensemble du travail se situe dans le contexte français, sans mention explicite d’autres pays ou d’acteurs étrangers dans l’extrait, et concerne prioritairement les institutions chargées de la conception, de la régulation et de la mise en œuvre des formations en alternance. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
