Le rapport public final de septembre 2024 porte sur les modèles économiques des organismes de formation par apprentissage (OFA) et analyse l’évolution de leurs charges, les stratégies d’économies d’échelle et l’utilisation des bénéfices. Il s’inscrit dans le champ des politiques de formation professionnelle et d’emploi, en lien avec la régulation du financement de l’apprentissage.
Le document retrace l’ensemble des coûts de fonctionnement intervenant dans la réalisation de la formation par apprentissage, en proposant une cartographie empirique des postes de dépenses. Il distingue plusieurs grands domaines de coûts : la pédagogie, l’accompagnement des apprentis, la structure et les fonctions supports, la communication, ainsi que les frais annexes à la formation. Pour chacun de ces domaines, le rapport détaille la nature des dépenses identifiées au sein des OFA.
L’étude examine ensuite la fluctuation des charges par grands pôles de ventilation et synthétise les principaux facteurs de variation. Elle met en avant, pour la majorité des OFA, une augmentation significative de l’enveloppe de rémunération des équipes pédagogiques, liée à la tension sur les recrutements, à la concurrence accrue entre employeurs et à l’inflation. Elle souligne également la hausse des coûts liés aux « consommables » soumis à l’inflation (énergie, carburants, matières d’œuvre, petit matériel pédagogique, etc.).
Le rapport insiste sur le rôle central du « sourcing » des apprentis et des entreprises partenaires, présenté comme un enjeu stratégique majeur pour les OFA. Les coûts associés, en particulier ceux de communication, augmentent sous l’effet conjugué d’une concurrence renforcée entre organismes et d’injonctions qualifiées de paradoxales de la part de prescripteurs institutionnels non nommés dans l’extrait (par exemple en matière de volumes, de publics cibles ou de filières). Enfin, le document mentionne des effets dits « systémiques » sur les coûts de gestion administrative, qui tendent à diminuer mais restent présents.
Ces éléments renseignent les pouvoirs publics sur la structure actuelle des charges des OFA, les principales sources de renchérissement et les pressions concurrentielles auxquelles ces organismes sont soumis, dans un contexte de régulation du financement de l’apprentissage et d’objectifs de développement de l’emploi par l’alternance. Le rapport peut ainsi alimenter le suivi des effets économiques des politiques de l’apprentissage et des choix de financement sur la soutenabilité des modèles économiques des organismes de formation. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
