Prévenir la perte d’emploi liée à la santé (titre traduit en français par l’IA)

Une étude commandée par l’organisation britannique The Health Foundation analyse le développement, l’efficacité et les conditions de mise à l’échelle de dispositifs d’accompagnement par des référents de parcours (« caseworkers ») intervenant précocement auprès de personnes en âge de travailler dont l’état de santé limite la capacité à travailler. Ce travail s’inscrit dans un contexte britannique de hausse durable des déclarations de problèmes de santé limitant le travail et de progression de l’inactivité économique pour raison de maladie de longue durée.

La recherche combine un examen rapide de la littérature britannique et internationale, une cartographie des effectifs concernés, une analyse des modèles d’intervention et de leurs coûts‑bénéfices, ainsi que des entretiens et ateliers avec des acteurs des secteurs de la santé, de l’emploi, de la santé au travail, de l’assurance et du secteur associatif. Elle porte sur les modalités actuelles de mise en œuvre de ces dispositifs, les profils des professionnels impliqués et les conditions nécessaires à une généralisation à plus grande échelle.

L’étude conclut que l’« accompagnement précoce par référent de parcours » doit être compris comme une catégorie de services visant à maintenir en emploi ou à favoriser le retour au travail, et non comme un métier unique ou un modèle standardisé. Les preuves disponibles au Royaume‑Uni et à l’international indiquent que plusieurs de ces modèles améliorent les résultats en matière d’emploi et, dans certains cas, les résultats de santé. L’efficacité est renforcée lorsque l’intervention est précoce, explicitement centrée sur le retour au travail, fondée sur une relation de confiance entre le référent et la personne accompagnée, et structurée en niveaux de soutien gradués ou ciblés. Les analyses économiques suggèrent que les bénéfices de ces dispositifs excèdent souvent leurs coûts.

Au Royaume‑Uni, l’offre reste toutefois fragmentée et inégale. Il n’existe pas de dispositif national unifié d’accompagnement par référent de parcours. L’offre publique repose surtout sur des programmes et expérimentations de durée limitée, générant des disparités géographiques et des discontinuités dans la prise en charge. L’accès aux dispositifs privés est également inégal, de sorte qu’une partie des travailleurs, notamment ceux employés par des petites et moyennes entreprises ou dans des formes d’emploi précaires, ne bénéficie pas de ce type de soutien.

Le rapport estime que la montée en charge de ces dispositifs est à la fois souhaitable et réalisable, mais conditionnée à une plus grande cohérence d’ensemble du système, à la structuration de parcours de recours et d’orientation plus robustes, au développement de la main‑d’œuvre dédiée, à des modalités de financement plus pérennes et à une coordination renforcée entre systèmes de santé, d’emploi et d’assurance. Le Royaume‑Uni disposerait d’un vivier important de professionnels aux compétences pertinentes, mais seule une faible part exercerait aujourd’hui dans des fonctions spécifiquement dédiées à l’accompagnement précoce santé‑travail, ce qui constitue une contrainte pour un déploiement à grande échelle. Ces constats et pistes d’action présentent un intérêt pour la comparaison internationale des politiques de prévention de la désinsertion professionnelle liée à la santé.(contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite

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