L’étude analysée porte sur les bénéfices économiques de la protection des données pour les organisations dont l’activité repose fortement sur l’usage de données. Elle conclut que la protection des données ne doit pas être considérée uniquement comme une obligation réglementaire, mais comme un levier de confiance, de résilience organisationnelle et de création de valeur. Elle identifie plusieurs apports principaux : renforcement de la confiance des clients, partenaires, investisseurs et autorités ; avantage concurrentiel pour les organisations disposant d’une gouvernance des données robuste ; amélioration de la gestion et de la maîtrise des risques ; soutien à une innovation dite responsable et au développement de projets fondés sur les données.
Le rapport met en avant le rôle de la gouvernance des données dans la valorisation et la création de valeur. Il souligne que la confiance constitue un actif intangible, qui contribue à la valorisation des données et à leur capacité à générer des bénéfices futurs. Ces éléments sont présentés comme pouvant être intégrés dans les démarches d’évaluation économique, de valorisation financière et dans les réflexions sur la comptabilisation des actifs incorporels. L’étude recense des bonnes pratiques visant à mieux reconnaître et sécuriser ces avantages économiques liés aux données et à leur conformité.
L’analyse aborde également les risques liés aux données et leur potentiel de destruction de valeur. Une gouvernance insuffisante, des manquements de conformité ou une gestion défaillante des risques associés aux données peuvent dégrader la valeur économique de ces actifs. Le rapport insiste sur le caractère complémentaire des dimensions « bénéfices » et « risques » dans l’évaluation de la valeur économique des données et propose des bonnes pratiques pour mieux identifier et atténuer ces risques.
Enfin, l’étude examine les liens entre les actifs de données, leur capacité à générer des bénéfices futurs et certaines approches usuelles de valorisation financière d’actifs et d’entreprises. Elle décrit comment la gouvernance, la conformité, la qualité des données et la gestion des risques peuvent être prises en compte dans ces exercices d’évaluation. Elle traite aussi des réflexions et pratiques relatives à la comptabilisation des données comme actifs incorporels dans le cadre des normes comptables internationales IFRS, en indiquant comment mieux exploiter le potentiel de valorisation de ces actifs dans les standards actuels, tout en soulignant que ces normes devraient évoluer sur ce point. Ces constats sont susceptibles d’intéresser les administrations publiques dans le suivi des politiques relatives à la gouvernance des données, à la régulation économique du numérique et à la prise en compte des actifs immatériels dans l’évaluation des organisations. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
