Prévisions financières de l’Unédic – octobre 2026 | Unédic.org 

L’Unédic présente des prévisions dégradées pour l’Assurance chômage dans un contexte d’instabilité internationale, de tensions sur la dette française et de ralentissement économique. La croissance du PIB en France serait limitée à +0,4 % en 2026 et +0,7 % en 2027, avec une reprise encore incertaine et conditionnée notamment à une baisse des prix de l’énergie. L’inflation repartirait à la hausse en 2026, à +2,2 %, alimentée par les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine. Sur le marché du travail, l’emploi salarié reculerait avec des destructions nettes estimées à –71 000 en 2026 et –60 000 en 2027, avant un retour à la création nette d’emplois en 2028 (+92 000). Le taux de chômage augmenterait pour atteindre 8,6 % en 2026 puis 8,8 % en 2027 et 2028.

Malgré cette dégradation de l’emploi, le nombre de chômeurs indemnisés resterait stable autour de 2,6 millions jusqu’en 2028. Cette stabilité est attribuée par l’Unédic aux évolutions réglementaires affectant les conditions d’indemnisation : réforme de 2023, convention d’assurance chômage 2024 et avenant de 2026 relatif aux ruptures conventionnelles individuelles, qui atténuent les effets conjoncturels de la hausse du chômage sur le volume d’allocataires.

Sur le plan financier, les dépenses totales de l’Unédic augmenteraient, passant de 46,6 Md€ en 2026 à 48,5 Md€ en 2028. Les allocations progresseraient avec un effet retardé de l’inflation en 2027 et 2028. Les autres dépenses (hors allocations et aides) augmenteraient de 1 Md€ entre fin 2025 et 2028, notamment en raison de la contribution de l’Unédic au budget de France Travail, fixée à 11 % des recettes de l’Unédic de l’année n-2 avant prélèvements de l’État. Cette contribution représenterait en pratique 11,6 % des recettes effectives 2026 (perçues en 2024), puis 12 % en 2028.

Les recettes de l’Unédic sont contraintes depuis 2023 par des prélèvements de l’État. En 2026, la hausse de ces prélèvements, combinée à la réforme de la CSG sur les travailleurs indépendants, entraînerait une baisse de plus de 1 Md€ des recettes, à 44,3 Md€. Sous l’hypothèse d’absence de nouveaux prélèvements, les recettes rebondiraient ensuite en 2027 et 2028, soutenues par la progression de la masse salariale.

L’équilibre financier de l’Assurance chômage resterait menacé. En 2026, le solde se dégraderait à –2,3 Md€, alors qu’il aurait été nettement positif (+1,8 Md€) en l’absence de prélèvements de l’État. Toujours sans nouveaux prélèvements, le solde redeviendrait positif à +1,4 Md€ en 2027 et +2,4 Md€ en 2028. Ces éléments soulignent les tensions persistantes sur la soutenabilité financière du régime d’assurance chômage dans un environnement macroéconomique incertain. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite

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