Services de traitement de la dépendance au tabac pour les personnes atteintes de troubles mentaux graves (titre traduit en français par l’IA)

L’étude porte sur un dispositif pilote de prise en charge de la dépendance au tabac pour les personnes atteintes de troubles mentaux sévères (Severe Mental Illness, SMI) mis en place par NHS England sur sept sites en Angleterre. Ce public présente des taux de tabagisme plus élevés que la population générale, avec des inégalités de santé marquées et une espérance de vie réduite. L’objectif de l’évaluation rapide était de décrire les modalités de mise en œuvre de ces services, la manière dont leur succès est défini et mesuré, l’organisation des parcours de recours et les coûts de délivrance.

L’évaluation a combiné plusieurs méthodes : entretiens avec des professionnels des services (11 personnes), enquête par questionnaire auprès de personnels de service (42 réponses), ateliers avec des personnes ayant une expérience vécue du tabagisme et d’un SMI (15 participants), ainsi qu’un atelier réunissant NHS England et les responsables des sites pilotes. Cette approche visait à documenter à la fois les pratiques, les perceptions des acteurs et les aspects organisationnels et financiers.

Les résultats indiquent que la prise en charge est largement individualisée et adaptée aux besoins spécifiques des personnes avec SMI. Les professionnels comme les usagers jugent que des indicateurs plus larges, tels que l’état de santé physique global et l’expérience utilisateur, sont plus pertinents que le seul taux d’abstinence tabagique à 28 jours, habituellement utilisé dans les services génériques de sevrage tabagique. Ceci interroge la pertinence d’indicateurs standardisés limités à la cessation à court terme pour ce public.

L’étude montre également que le développement et l’élargissement des voies d’orientation vers ces services nécessitent des ressources importantes et se heurtent à de nombreux obstacles, notamment des idées reçues sur la motivation des personnes souffrant de SMI à arrêter de fumer. Ces barrières limitent l’accès effectif au dispositif malgré les besoins identifiés. Sur le plan économique, l’accès à des données complètes sur les coûts a été difficile dans les différents sites, ce qui empêche de déterminer précisément le coût réel de mise en œuvre et de fonctionnement de ces services spécialisés.

Les auteurs soulignent l’importance d’un service spécifiquement adapté aux personnes atteintes de SMI, tout en pointant plusieurs limites pour le pilotage public : insuffisante prise en compte d’indicateurs plus larges de résultats pour les usagers, manque de données consolidées sur les coûts, et obstacles persistants au niveau des parcours de recours. Ces éléments peuvent présenter un intérêt pour la réflexion des administrations sur la conception, le suivi et l’évaluation de dispositifs ciblant des publics en grande vulnérabilité en matière de santé mentale et de tabagisme.(contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite

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