Instruction n° DGS/SP2/2026/120 du 28 août 2026 relative au rôle des agences régionales de santé (ARS) dans le cadre du financement d’actions de dépistage communautaire par tests rapides d’orientation diagnostique VIH (virus de l’immunodéficience humaine

​​L’instruction n° DGS/SP2/2026/120 du 28 août 2026, émise par le ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées (Direction générale de la santé), précise le rôle des agences régionales de santé (ARS) dans le financement des actions de dépistage communautaire par tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) VIH, VHC, VHB et syphilis, ainsi que par autotests VIH. Elle s’adresse aux directeurs généraux des ARS et s’inscrit dans le cadre du Fonds d’intervention régional (FIR).

Les ARS doivent, en premier lieu, habiliter les associations réalisant des actions de dépistage communautaire par TROD, en veillant à la formation des personnels impliqués. Elles sont chargées de sélectionner et de financer ces associations sur crédits FIR, en s’appuyant sur les critères épidémiologiques propres à chaque territoire et en ciblant les populations les plus éloignées du système de soins. L’instruction impose l’application d’un modèle national de financement : un forfait de 45 € par TROD réalisé et de 18 € par autotest VIH remis, pouvant être complété par une part modulable selon les besoins ou spécificités locales.

Les ARS doivent en outre se coordonner avec le comité de coordination régionale de la santé sexuelle (CoReSS) afin de définir une stratégie régionale de dépistage cohérente avec la situation épidémiologique et les priorités de santé sexuelle. Elles sont responsables du recueil annuel d’indicateurs quantitatifs via le logiciel Solen et de l’évaluation qualitative des actions financées.

Les résultats attendus sont la structuration, dans chaque région, d’une offre de dépistage communautaire ciblée sur les populations les plus exposées et les plus éloignées du soin, l’habilitation et la formation de personnels associatifs, l’élaboration d’une stratégie régionale de dépistage partagée avec le CoReSS, une remontée exhaustive des données dans Solen, ainsi qu’une évaluation qualitative annuelle des actions. L’objectif opérationnel est d’augmenter le recours au dépistage chez les personnes ignorant leur statut et de réduire les diagnostics tardifs et les opportunités manquées de dépistage. La mise en œuvre est demandée dans les meilleurs délais. Des contacts sont fournis au sein du bureau de la Santé sexuelle (SP2) de la DGS pour l’appui et le suivi.  (contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite

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