Le document est un rapport du Parlement européen, élaboré par la commission de l’emploi et des affaires sociales et porté par la rapporteure Brigitte van den Berg, consacré au renforcement des compétences dans l’Union européenne et aux opportunités offertes par l’enseignement et la formation professionnels (EFP) dans un contexte de transitions économique, numérique, écologique et démographique. Il s’inscrit dans les priorités de l’UE en matière d’emploi, de compétitivité et de cohésion sociale, et vise à orienter les politiques européennes et nationales en faveur de l’EFP.
Le rapport constate une accélération des besoins en compétences, liée notamment aux transitions verte et numérique, à l’évolution des marchés du travail et au vieillissement de la population active. Il souligne des pénuries de main-d’œuvre qualifiée dans plusieurs secteurs et met en avant le rôle central de l’EFP initiale et continue pour améliorer l’employabilité, soutenir les transitions professionnelles, prévenir le chômage de longue durée et favoriser l’inclusion des publics vulnérables. Il insiste sur l’importance d’anticiper les besoins sectoriels en compétences et de renforcer les systèmes d’information sur le marché du travail à l’échelle de l’UE et des États membres.
Le texte met en avant le cadre européen pour l’EFP, les travaux de la Commission européenne et du Parlement européen, ainsi que la coopération avec les États membres et les partenaires sociaux. Il mentionne le besoin de consolider les instruments existants (cadres de qualité, reconnaissance des qualifications, micro-certifications, validation des acquis de l’expérience) pour faciliter la mobilité professionnelle intra-européenne et l’adaptation aux changements technologiques. Les États membres sont invités à adapter leurs systèmes nationaux d’EFP, en étroite concertation avec les partenaires sociaux, les organismes de formation et les autorités régionales et locales.
Sur le plan des politiques de l’emploi et des affaires sociales, le rapport met en avant la nécessité de développer des dispositifs de formation tout au long de la vie, accessibles aux salariés, aux demandeurs d’emploi et aux travailleurs indépendants, avec une attention particulière aux personnes peu qualifiées, aux jeunes sans emploi ni formation, aux travailleurs âgés, aux personnes en situation de handicap et à d’autres groupes à risque d’exclusion du marché du travail. Il insiste sur l’importance de la qualité des stages, de l’apprentissage et de l’alternance, de l’orientation professionnelle et de l’accompagnement renforcé des transitions, y compris lors des restructurations et des reconversions liées aux transitions verte et numérique.
Le rapport souligne les enjeux d’égalité entre les femmes et les hommes dans l’accès aux filières de formation, notamment dans les secteurs scientifiques, technologiques et industriels, et la nécessité de lutter contre la ségrégation professionnelle et les stéréotypes de genre. Il évoque également la dimension territoriale, en particulier l’accès à l’EFP dans les zones rurales, les régions en transition industrielle et les territoires confrontés à des difficultés socio-économiques, afin d’éviter un creusement des inégalités régionales au sein de l’Union.
Sur le plan institutionnel et financier, le rapport renvoie aux outils européens de soutien (programmes de financement, cadres de coopération, dispositifs de soutien aux réformes structurelles) et souligne la responsabilité principale des États membres pour la mise en œuvre des politiques d’EFP, dans le respect de leurs compétences nationales. Il invite à une meilleure utilisation coordonnée des financements européens pour soutenir les investissements dans les infrastructures de formation, la montée en compétences des enseignants et formateurs, la modernisation des contenus pédagogiques et le déploiement de formations liées aux nouvelles technologies et aux métiers de la transition écologique.
L’ensemble des constats et recommandations s’adresse principalement au Parlement européen, à la Commission européenne, aux gouvernements des États membres et aux partenaires sociaux, avec pour objectif de renforcer les systèmes d’EFP comme levier de résilience économique, de cohésion sociale et de soutien à l’emploi de qualité dans un contexte de transitions multiples. Le rapport met en garde contre les risques persistants de pénuries de compétences, de chômage et de fractures sociales si ces orientations ne sont pas suffisamment prises en compte dans les politiques publiques nationales et européennes. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
