N° 3220 rapport – Rapport de Mme Annie Vidal sur la proposition de loi, adoptée par le Sénat après engagement de la procédure accélérée, visant à assouplir la procédure d’autorisation des établissements et services sociaux et médico-sociaux à caractère expérimental (n°2851).

Le rapport porte sur la proposition de loi n° 2851, adoptée par le Sénat après engagement de la procédure accélérée, visant à assouplir la procédure d’autorisation des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) à caractère expérimental. Déposé à l’Assemblée nationale sous le n° 3220 le 6 octobre 2026, le texte s’inscrit dans le champ des politiques de santé, de l’action sociale, du handicap et de la prise en charge médico-sociale.

La proposition de loi modifie le cadre juridique applicable aux ESSMS expérimentaux afin de faciliter leur création, leur adaptation et leur évaluation. Elle vise notamment à simplifier et alléger la procédure d’autorisation, aujourd’hui jugée trop lourde et peu adaptée à la temporalité des innovations sociales et médico-sociales. Le rapport décrit les ajustements envisagés concernant la durée des autorisations, les conditions de renouvellement ou de transformation des dispositifs expérimentaux, ainsi que les modalités d’évaluation, en cherchant à mieux articuler innovation, sécurité des usagers et maîtrise de la dépense publique.

Les principaux acteurs mentionnés sont le Sénat, à l’initiative de l’adoption en première lecture, et l’Assemblée nationale, saisie pour examen de la proposition, dans le cadre d’une procédure accélérée engagée par le Gouvernement. Les administrations concernées sont principalement les autorités chargées de l’autorisation et du financement des ESSMS (services de l’État et collectivités selon les compétences), dans le champ de la santé, du social et du médico-social. Le rapport souligne l’enjeu de donner davantage de souplesse aux autorités de tarification et d’autorisation pour soutenir des réponses innovantes aux besoins des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, des publics en grande précarité ou nécessitant un accompagnement médico-social spécifique.

Le texte met en avant des implications en matière de gouvernance et de pilotage des politiques sociales et médico-sociales, à travers une meilleure intégration des dispositifs expérimentaux dans la planification de l’offre et une clarification du cadre juridique pour les porteurs de projets. Il insiste sur la nécessité de conserver des garanties en matière de qualité, de droits des usagers et d’évaluation, tout en évitant que les procédures administratives ne freinent l’expérimentation. Le rapport mentionne des limites et précautions, notamment sur la durée des expérimentations, la pérennisation éventuelle des dispositifs et le risque de contournement du droit commun si le régime expérimental devenait trop attractif ou insuffisamment encadré.

Aucune dimension explicitement internationale ou comparée n’est mise en avant dans le document, le rapport se concentrant sur l’ajustement du droit français des ESSMS expérimentaux. L’ensemble s’inscrit dans une logique d’adaptation du cadre législatif pour accompagner les transformations des politiques de santé et de solidarité, sans préjuger des arbitrages budgétaires ni des modalités concrètes de mise en œuvre, qui relèveront ultérieurement des textes d’application et de la pratique des autorités compétentes. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

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