Calquence est un médicament anticancéreux destiné aux adultes, contenant de l’acalabrutinib, indiqué dans la leucémie lymphoïde chronique (LLC) et le lymphome à cellules du manteau (LCM), deux cancers du sang affectant les lymphocytes B. Il est soumis à prescription médicale et son initiation ainsi que sa surveillance doivent être assurées par un médecin expérimenté en cancérologie.
Pour la LLC, Calquence est utilisé chez les patients non préalablement traités, soit en monothérapie, soit en association avec l’obinutuzumab. Il peut également être administré avec le vénétoclax, avec ou sans obinutuzumab. Chez les patients ayant déjà reçu un traitement pour la LLC, il est utilisé en monothérapie. Pour le LCM, Calquence est indiqué en monothérapie chez les patients adultes dont la maladie est en rechute ou réfractaire et qui n’ont pas été traités auparavant par un inhibiteur de la tyrosine kinase de Bruton (BTK). Il peut aussi être utilisé en association avec la bendamustine et le rituximab chez des adultes atteints de LCM non précédemment traités et non éligibles à une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques (ASCT).
Calquence se présente sous forme de gélules administrées par voie orale. La posologie et la fréquence d’administration dépendent de l’indication et du fait qu’il soit utilisé seul ou en association avec d’autres anticancéreux. Le traitement peut être poursuivi tant qu’un bénéfice clinique est observé, ou limité à 14 cycles de 28 jours lorsqu’il est utilisé avec le vénétoclax. En cas d’effets indésirables sévères, une adaptation de dose, une interruption temporaire ou un arrêt définitif du traitement peut être nécessaire.
L’utilisation de Calquence est contre-indiquée avec certains médicaments qualifiés de puissants inhibiteurs ou inducteurs du CYP3A (par exemple certains antibiotiques, antifongiques ou antiépileptiques), en raison d’interactions susceptibles de modifier son efficacité ou sa tolérance. Les patients sont renvoyés au résumé des caractéristiques du produit et à la notice, ainsi qu’à leur médecin ou pharmacien, pour les modalités détaillées d’utilisation et de gestion des risques.
Sur le plan mécanistique, l’acalabrutinib bloque l’enzyme BTK, impliquée dans la survie et la prolifération des lymphocytes B. L’inhibition de cette enzyme vise à ralentir l’accumulation de cellules B cancéreuses dans la LLC et le LCM, retardant ainsi la progression de la maladie. Trois études principales ont montré l’efficacité de Calquence pour retarder la survenue d’événements graves, notamment le décès ou l’aggravation de la maladie. Une de ces études a porté sur 535 patients non préalablement traités pour une LLC et a comparé Calquence (en monothérapie ou en association avec l’obinutuzumab) à une association obinutuzumab–chlorambucil. Après environ 28 mois, les taux d’événements observés différaient entre les groupes, en faveur des schémas incluant Calquence, suggérant un délai plus long avant aggravation ou décès, même si les résultats chiffrés complets ne sont pas intégralement reproduits ici.
Les acteurs institutionnels explicitement cités sont limités au corps médical (prescripteurs et pharmaciens), sans précision d’autorité sanitaire ou de pays dans l’extrait fourni. Les principaux enjeux pour les politiques publiques concernent l’accès encadré à ce traitement ciblé pour des cancers hématologiques graves, la nécessité d’une prescription spécialisée et d’une gestion stricte des interactions médicamenteuses, ainsi que la prise en compte de ces nouvelles options dans les stratégies thérapeutiques destinées aux patients inéligibles à des approches plus lourdes comme l’autogreffe de cellules souches. Les données d’efficacité mettent l’accent sur le retard de progression de la maladie plutôt que sur une guérison, ce qui renvoie à des questions de suivi à long terme, de tolérance et de coût potentiels, non détaillés dans le texte. (contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite
