Utilisation croissante de l’IA dans les entreprises européennes (titre traduit en français par l’IA)

La publication présentée s’inscrit dans le cadre du Mois européen de l’innovation en matière d’IA, qui réunit décideurs publics, secteurs industriel et public, ainsi que la recherche, afin d’échanger sur le développement et l’usage de l’intelligence artificielle (IA) dans les secteurs économiques de l’Union européenne. Elle repose sur une enquête Eurobaromètre menée entre mars et avril 2026 dans les 27 États membres, auprès de 12 826 dirigeants de PME privées et d’entreprises de taille intermédiaire (1 à 749 salariés), avec un sur-échantillonnage dans les grands États membres (500 entretiens) et un échantillon de 250 entretiens dans les petits États.

L’enquête porte sur l’utilisation de l’IA et de la gestion algorithmique (algorithmic management, AM), entendue comme des systèmes numériques aidant les managers à organiser la main-d’œuvre et à appuyer leurs décisions sur les tâches, plannings, performances ou effectifs. Ces systèmes peuvent ou non être fondés sur l’IA, et couvrir à la fois des outils d’automatisation de la décision et des outils d’aide à la décision, la décision finale restant dans la plupart des cas humaine.

Selon les résultats, 42 % des PME et entreprises de taille intermédiaire interrogées utilisent déjà l’IA et la gestion algorithmique, le plus souvent de manière limitée et expérimentale, et 21 % prévoient de les utiliser à l’avenir. Les principaux domaines d’usage cités sont le service client et la relation avec la clientèle (47 %), le suivi des performances et de la productivité (36 %), ainsi que la logistique, la planification et la gestion des horaires du personnel (30 %). Une majorité de ces entreprises (61 %) considèrent que l’IA les aide à prendre des décisions. Elles sont 75 % à estimer que l’IA et la gestion algorithmique amélioreront la qualité de l’emploi. Dans 90 % des cas, les entreprises déclarent que les décisions restent prises par des personnes, et seulement 2 % des décisions seraient entièrement automatisées.

Parallèlement, des freins importants sont identifiés. Près de la moitié des entreprises (49 %) déclarent ne pas faire confiance à l’IA ou aux systèmes automatisés pour les décisions concernant le personnel. Les principaux obstacles à l’adoption sont les coûts d’investissement élevés (50 %), l’incertitude juridique (49 %) et le manque d’expertise (48 %). Ces enjeux soulèvent des questions de régulation, de protection des travailleurs et de sécurisation des usages de l’IA dans les relations de travail et la gestion des ressources humaines.

La Commission européenne et les autres institutions de l’UE sont mentionnées comme utilisatrices de l’instrument Eurobaromètre pour suivre l’opinion sur des sujets politiques et sociaux. Le cadre réglementaire européen existant est rappelé : le règlement général sur la protection des données (RGPD) et l’AI Act, présentés comme visant à garantir la sécurité, le respect des droits fondamentaux et une IA centrée sur l’humain, tout en soutenant le déploiement, l’investissement et l’innovation en matière d’IA dans l’UE. Il est également indiqué qu’un futur Quality Jobs Act doit accroître la sécurité juridique pour les entreprises et renforcer la protection des droits des travailleurs en lien avec la gestion algorithmique. Dans le cadre de la deuxième phase de consultation sur cet acte, les partenaires sociaux européens ont exprimé leurs positions sur les actions à mener au niveau de l’UE dans ce domaine. Ces éléments témoignent d’un mouvement de régulation encadrant l’utilisation de l’IA et des systèmes automatisés dans le travail, dans une perspective de qualité de l’emploi et de protection des salariés. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite

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