En 2024, les données d’études et statistiques relatives aux conditions de travail montrent que les agents de la fonction publique hospitalière (FPH) restent plus exposés aux contraintes physiques que les agents des autres versants de la fonction publique et que les salariés du secteur privé. Dans la FPH, 63 % des agents déclarent devoir rester longtemps debout et 45 % travailler dans une posture pénible et fatigante. Par ailleurs, 56 % effectuent des déplacements longs ou fréquents à pied et 56 % portent des charges lourdes. De plus, 52 % réalisent des mouvements jugés douloureux ou fatigants. Près de la moitié des agents de la FPH se disent en contact avec des produits dangereux. Selon l’enquête Sumer 2017, 57 % des agents de la FPH déclaraient être exposés au moins à un produit chimique et 73 % à des agents biologiques, ce qui confirme une forte exposition aux risques chimiques et biologiques dans ce versant de la fonction publique.
En matière de contraintes de rythme, 31 % des agents de la fonction publique déclarent en 2024 être soumis à au moins trois contraintes de rythme dans leur travail, proportion qui atteint 48 % dans la FPH. L’ensemble des agents de la fonction publique est par ailleurs largement soumis aux demandes extérieures, qui constituent une source importante de contraintes pour 65 % d’entre eux.
Les indicateurs relatifs aux conflits de valeur mettent également en évidence des spécificités du secteur public. En 2024, 10 % des agents de la fonction publique déclarent devoir toujours ou souvent faire des choses qu’ils désapprouvent, contre 9 % des salariés du secteur privé. Par ailleurs, 21 % des agents publics indiquent ne pas ressentir la fierté du travail bien fait (contre 16 % dans le privé) et 32 % estiment ne pas disposer d’assez de temps pour faire correctement leur travail, proportion qui s’élève à 39 % dans la FPH (22 % dans le secteur privé). Les agents publics sont toutefois moins nombreux que les salariés du privé à se sentir inutiles (14 % contre 24 %), ce sentiment étant particulièrement faible dans la FPH (8 %). Ces éléments soulignent des enjeux importants en matière de prévention des risques professionnels physiques et psychosociaux dans la fonction publique, en particulier dans la fonction publique hospitalière. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
