Une étude publiée en octobre 2026 par la Direction générale pour la cohésion, l’agriculture et les politiques sociales (CASP) du Parlement européen, à la demande de la commission EMPL, dresse un bilan de la mise en œuvre de la Garantie européenne pour l’enfance dans les États membres. Elle analyse les progrès réalisés dans cinq domaines clés et identifie des priorités pour renforcer ce dispositif.
Les auteurs constatent des avancées contrastées au niveau de l’Union. La participation à l’éducation et à l’accueil des jeunes enfants (EAJE) des moins de trois ans a augmenté, tandis que le décrochage scolaire précoce et la surcharge des coûts de logement ont diminué. En revanche, la pauvreté des enfants et les besoins médicaux non satisfaits ont progressé, et la participation à l’EAJE des enfants de trois ans jusqu’à l’âge de la scolarité obligatoire a reculé. Ces tendances agrégées masquent des disparités importantes entre États membres et entre groupes de population, particulièrement en matière d’accès à l’EAJE.
L’étude met en évidence des inégalités persistantes derrière les moyennes européennes. Les enfants vivant dans des familles monoparentales ou nombreuses, les enfants en situation de handicap, les enfants issus de l’immigration et ceux résidant dans des zones défavorisées ou isolées sont les plus exposés à des désavantages cumulés. Les faibles revenus des ménages, l’emploi précaire et le niveau élevé du coût de la vie interagissent avec un accès inégal aux services. Les moyennes nationales dissimulent par ailleurs des écarts territoriaux marqués en termes de places en crèches, de disponibilité de professionnels de santé et de logements abordables.
Un constat central est que le droit formel à des services gratuits ou subventionnés ne garantit pas un accès effectif. La disponibilité géographique, l’accessibilité matérielle et financière, ainsi que la qualité de l’offre, jouent un rôle déterminant. Les obstacles identifiés – de nature financière, géographique, administrative ou liés à l’information – se cumulent fréquemment et affectent de manière disproportionnée les enfants confrontés à de multiples vulnérabilités. De ce fait, l’éligibilité formelle aux aides ne se traduit pas automatiquement par l’utilisation effective des services, notamment par les familles aux besoins les plus importants.
Les enseignements tirés des expériences nationales soulignent que la réponse aux besoins multidimensionnels des enfants nécessite des combinaisons cohérentes de mesures plutôt que des interventions isolées. L’étude insiste sur l’importance de lier les soutiens financiers à une offre de services réellement accessible, de combiner prévention et interventions rapides, et d’ajuster les dispositifs aux besoins locaux. Elle identifie enfin six priorités de politique publique, présentées comme mutuellement renforçantes, pour consolider la Garantie européenne pour l’enfance, sans toutefois détailler leur contenu dans le résumé. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
