Rapport européen public d’évaluation (EPAR) pour les médicaments à usage humain : Columvi, glofitamab, Date d’autorisation : 07/07/2023, Révision : 6, Statut : Autorisé (titre traduit en français par l’IA)

Columvi est un médicament anticancéreux contenant du glofitamab, indiqué chez l’adulte atteint de lymphome diffus à grandes cellules B (DLBCL), lorsque la maladie est en rechute ou réfractaire après au moins deux lignes de traitement antérieures. Il a le statut de médicament orphelin depuis le 15 octobre 2021, le DLBCL étant une pathologie rare. Chez les adultes présentant un DLBCL NOS (not otherwise specified), Columvi peut être utilisé en association avec la gemcitabine et l’oxaliplatine lorsque la maladie est en rechute ou réfractaire et que le patient n’est pas éligible à une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques.

Le médicament ne peut être obtenu que sur prescription et son utilisation doit être supervisée par un professionnel de santé expérimenté en oncologie. L’administration doit se faire dans un lieu disposant de moyens médicaux appropriés pour prendre en charge d’éventuels effets indésirables graves, en particulier le syndrome de libération de cytokines (CRS), potentiellement mortel, et le syndrome de neurotoxicité associé aux effecteurs immunitaires (ICANS), responsables de troubles neurologiques. Les symptômes de CRS comprennent notamment fièvre, vomissements, dyspnée, hypotension et céphalées ; l’ICANS peut se manifester par des troubles de la parole et de l’écriture, une confusion et des altérations de la conscience.

Columvi est administré par perfusion intraveineuse. La perfusion dure 4 heures pendant les deux premiers cycles, puis peut être réduite à 2 heures pour les cycles suivants si la tolérance est jugée suffisante. Le schéma prévoit deux perfusions au premier cycle, puis une perfusion par cycle, chaque cycle durant 21 jours, pour une durée maximale de 12 cycles ou jusqu’à progression de la maladie ou survenue d’effets indésirables jugés inacceptables. Avant l’introduction de Columvi, les patients doivent recevoir un prétraitement par obinutuzumab, destiné à réduire le nombre de lymphocytes B, ainsi que d’autres médicaments visant à diminuer le risque de CRS. Les patients doivent être surveillés pendant et après chaque perfusion pour détecter des signes de CRS (fièvre, tachycardie, vertiges, nausées) et la perfusion doit être interrompue en cas de CRS. Toute infection doit être traitée et résolue avant de débuter Columvi.

Sur le plan mécanistique, le glofitamab est un anticorps capable de se lier à la fois à la protéine CD20, présente à la surface des cellules B, y compris tumorales, et à la protéine CD3, située à la surface des lymphocytes T. En reliant les cellules B malignes aux lymphocytes T, il favorise l’activation de ces derniers et la destruction des cellules cancéreuses. Ces éléments sont susceptibles d’intéresser le suivi des innovations thérapeutiques dans le champ des cancers rares, la régulation des médicaments orphelins et l’organisation des soins spécialisés en oncologie, notamment en termes d’exigences de surveillance, de sécurité d’administration en milieu équipé et de conditions d’accès pour les patients non éligibles à la greffe. (contenu résumé en français par l’IA) ​Lire la Suite

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