Polivy est un médicament anticancéreux contenant du polatuzumab védotine, destiné au traitement des adultes atteints de lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB), un cancer rare des globules blancs. Il bénéficie du statut de médicament orphelin depuis le 16 avril 2018 au niveau européen. Le produit est soumis à prescription médicale et doit être administré sous la supervision de professionnels de santé expérimentés en cancérologie.
Deux indications thérapeutiques sont décrites. Polivy est utilisé, d’une part, chez les patients nouvellement diagnostiqués, en association avec le rituximab, le cyclophosphamide, la doxorubicine et la prednisone. D’autre part, chez les patients en rechute ou réfractaires à d’autres traitements et non éligibles à une greffe de cellules souches hématopoïétiques, il est utilisé en association avec le bendamustine et le rituximab. L’organisation mentionnée est l’Agence européenne des médicaments (EMA), qui assure la désignation orpheline et publie les informations réglementaires.
Polivy est administré par perfusion intraveineuse en cycles de 21 jours, généralement six cycles, la posologie étant ajustée au poids du patient. La première perfusion dure 90 minutes, les suivantes pouvant être réduites à 30 minutes si la tolérance est jugée acceptable. Avant chaque perfusion, des médicaments préventifs sont systématiquement administrés pour limiter les réactions liées à la perfusion. En cas de réaction, la perfusion doit être ralentie ou interrompue. Les médecins doivent surveiller spécifiquement la survenue de neuropathies périphériques et d’anomalies hématologiques, pouvant conduire à une réduction de dose ou à l’arrêt du traitement.
Sur le plan mécanistique, le polatuzumab védotine associe un anticorps monoclonal ciblant la protéine CD79b présente à la surface des cellules B (y compris tumorales) à un agent cytotoxique, la monométhyl auristatine E (MMAE). La liaison à CD79b entraîne l’entrée de la MMAE dans la cellule cancéreuse, où elle bloque la division cellulaire et induit la mort de la cellule.
Les données d’efficacité présentées proviennent principalement d’une étude incluant 879 patients atteints de LDGCB non préalablement traités. Le schéma associant Polivy au rituximab, au cyclophosphamide, à la doxorubicine et à la prednisone (R-CHP) y est comparé au schéma standard rituximab, cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine et prednisone (R-CHOP). Après 28 mois de suivi, 24 % (107 patients) dans le groupe Polivy + R-CHP ont présenté une aggravation de la maladie ou sont décédés, contre 31 % (134 patients) dans le groupe recevant le traitement standard. Ces résultats suggèrent un bénéfice clinique en termes de contrôle de la maladie, sans que d’autres indicateurs ou limites de l’étude ne soient détaillés dans la source.
Ces éléments sont principalement pertinents pour le suivi des politiques de santé en matière d’accès à l’innovation thérapeutique dans les cancers rares, de dispositifs relatifs aux médicaments orphelins au niveau européen, et de prise en charge hospitalière en oncologie, en particulier pour les patients non éligibles à une greffe de cellules souches. (contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite
