Le rapport du Parlement européen présenté par Hristo Petrov, au nom de la commission de l’emploi et des affaires sociales, porte sur la mise en œuvre de la recommandation du Conseil du 30 octobre 2020 intitulée « Un pont vers l’emploi – Renforcer la garantie pour la jeunesse », qui remplace la recommandation du 22 avril 2013 sur l’établissement d’une garantie pour la jeunesse. Il s’inscrit dans le cadre des politiques de l’Union européenne relatives à l’insertion professionnelle des jeunes, en particulier ceux qui ne travaillent pas, ne suivent pas d’études ni de formation (NEET).
Le document évalue la façon dont les États membres appliquent la nouvelle recommandation du Conseil et analyse les effets des mesures de garantie pour la jeunesse sur l’accès rapide des jeunes à un emploi, une formation, un apprentissage ou un stage de qualité. Il met l’accent sur la période suivant l’adoption de la recommandation de 2020, dans un contexte marqué par les conséquences économiques et sociales de la pandémie de COVID-19, et examine la continuité et l’évolution par rapport au dispositif lancé en 2013.
Les principales institutions concernées sont le Conseil de l’Union européenne, auteur de la recommandation, le Parlement européen, via sa commission de l’emploi et des affaires sociales, et la Commission européenne, en charge du suivi et du soutien à la mise en œuvre dans les États membres. Le rapport souligne le rôle des autorités nationales compétentes pour l’emploi, l’éducation et la formation dans la conception et l’exécution des dispositifs nationaux de garantie pour la jeunesse, en lien avec les services publics de l’emploi et, le cas échéant, les partenaires sociaux et les organisations de jeunesse.
Sur le plan des politiques de l’emploi et des affaires sociales, le rapport s’intéresse à la qualité des offres faites aux jeunes (conditions d’emploi, durée, perspectives de stabilisation, qualité pédagogique des formations et apprentissages) ainsi qu’à l’accessibilité des dispositifs pour les jeunes les plus vulnérables (jeunes en situation de pauvreté, handicap, faible niveau de qualification, migrants, habitants de zones rurales ou défavorisées). Il met en avant la nécessité de renforcer l’accompagnement individualisé, l’orientation, le suivi après placement et la coordination entre services (emploi, éducation, services sociaux).
Le texte insiste également sur les enjeux de financement européen (en particulier via les instruments dédiés à l’emploi des jeunes) et sur la capacité des États membres à mobiliser ces ressources pour mener des politiques actives du marché du travail à destination des jeunes. Il attire l’attention sur le besoin de données comparables, de mécanismes de suivi et d’évaluation pour mesurer l’efficacité réelle de la garantie pour la jeunesse et identifier les écarts entre États membres.
Des limites et incertitudes sont signalées quant à l’homogénéité de la mise en œuvre dans l’Union, la qualité variable des offres proposées, la soutenabilité des emplois créés et la difficulté à atteindre certains publics éloignés de l’emploi. Le rapport souligne la nécessité de poursuivre les efforts pour que la recommandation de 2020 se traduise effectivement, dans tous les États membres, par un accès rapide à des solutions d’emploi ou de formation durables et de qualité pour l’ensemble des jeunes. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
