Rapport européen public d’évaluation (EPAR) pour les médicaments à usage humain : Ordspono, odronextamab, Date d’autorisation : 22/08/2024, Révision : 2, Statut : Autorisé (titre traduit en français par l’IA)

Ordspono est un médicament anticancéreux indiqué chez l’adulte pour le traitement du lymphome folliculaire et du lymphome diffus à grandes cellules B (DLBCL), deux formes de cancers du sang. Il est utilisé lorsque la maladie est en rechute ou réfractaire après au moins deux lignes de traitements systémiques antérieurs.

Le médicament contient la substance active odronextamab. Il s’agit d’un anticorps bispécifique qui se fixe simultanément sur la protéine CD20 présente à la surface des lymphocytes B (y compris les cellules tumorales) et sur la protéine CD3 à la surface des lymphocytes T. Ce double ciblage rapproche cellules cancéreuses et lymphocytes T, activant ces derniers afin qu’ils détruisent les cellules tumorales.

Ordspono est soumis à prescription médicale et son administration doit être assurée et surveillée par un professionnel de santé expérimenté en cancérologie, dans un environnement disposant de moyens adaptés pour prendre en charge un syndrome de libération de cytokines, complication potentiellement grave pouvant associer fièvre, vomissements, dyspnée, céphalées et hypotension.

Le traitement est administré par perfusion intraveineuse selon un schéma par cycles de 21 jours. Les quatre premiers cycles constituent la phase initiale : au premier cycle, les perfusions sont réalisées aux jours 1, 2, 8, 9, 15 et 16 avec des doses progressives ; aux cycles 2 à 4, les perfusions ont lieu aux jours 1, 8 et 15. Par la suite, Ordspono est administré toutes les 2 ou 4 semaines, en fonction de la réponse du patient, jusqu’à progression de la maladie ou survenue d’effets indésirables jugés inacceptables. Des médicaments préventifs sont administrés avant et après certaines perfusions durant les deux premiers cycles, voire au-delà si nécessaire, afin de réduire le risque de syndrome de libération de cytokines et de réactions liées à la perfusion. Le médecin peut reporter certaines doses ou interrompre définitivement le traitement en cas d’effets indésirables spécifiques ou sévères.

Les données d’efficacité proviennent d’une étude principale non comparative incluant divers types de lymphomes, dont 128 patients atteints de lymphome folliculaire et 127 patients atteints de DLBCL en situation de rechute ou de maladie réfractaire après au moins deux traitements. Chez les patients atteints de lymphome folliculaire, environ 80 % ont répondu au traitement après 52 semaines, avec 73 % (94/128) de réponses complètes (absence de signes de cancer) et 7 % (9/128) de réponses partielles. La durée moyenne de maintien de la réponse était de 23 mois. Chez les patients atteints de DLBCL, environ 52 % ont répondu, dont 31 % (40/127) avec une réponse complète. Le traitement n’a pas été comparé à d’autres options thérapeutiques, ce qui constitue une limite importante à l’interprétation comparative de ces résultats.

Les informations détaillées sur les modalités d’utilisation, les effets indésirables et les précautions figurent dans la notice destinée aux patients et sont à compléter par l’avis du médecin ou du pharmacien. Ces éléments sont susceptibles d’intéresser les autorités sanitaires et de régulation pour le suivi des innovations thérapeutiques en oncologie, notamment en matière de conditions de prescription, de sécurité d’emploi et d’organisation des soins en milieu spécialisé. (contenu résumé en français par l’IA) ​Lire la Suite

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