Le document présente les principaux résultats d’études cliniques portant sur Sprycel (dasatinib) chez des patients atteints de leucémies liées au chromosome de Philadelphie (Ph+), principalement la leucémie myéloïde chronique (LMC) et la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) Ph+. Ces données portent sur des adultes et des enfants et sont pertinentes pour le suivi des médicaments anticancéreux ciblés.
Cinq études principales ont concerné 515 adultes déjà traités par imatinib, chez qui ce traitement était inefficace ou avait cessé de l’être. Aucune de ces études n’a comparé Sprycel à un autre médicament. La réponse au traitement a été évaluée en fonction de la normalisation des taux de globules blancs et de plaquettes, ainsi que de la diminution de la proportion de globules blancs porteurs du chromosome de Philadelphie. Deux études portaient sur des patients avec LMC en phase chronique (198 et 36 patients), une sur la LMC en phase accélérée (120 patients), une sur la LMC en phase blastique myéloïde (80 patients), et une sur la LAL Ph+ et la LMC en phase blastique lymphoïde (81 patients). Dans la plus grande étude chez des patients en phase chronique, une normalisation des taux de plaquettes et de globules blancs a été observée chez 90 % des patients. Dans les autres phases de LMC (accélérée, blastique myéloïde, blastique lymphoïde) et dans la LAL, environ 25 à 33 % des patients ont présenté une réponse complète. Globalement, dans ces cinq études, la proportion de globules blancs porteurs du chromosome de Philadelphie a diminué chez environ 33 à 66 % des patients.
Deux autres études ont comparé des schémas de prise de Sprycel une fois par jour ou deux fois par jour. L’une a concerné 670 patients atteints de LMC en phase chronique, l’autre 611 patients atteints de LMC à un stade avancé ou de LAL Ph+. L’efficacité des deux schémas était similaire, mais la prise une fois par jour était associée à moins d’effets indésirables, ce qui a des implications potentielles pour les préférences de schéma thérapeutique et la tolérance au traitement.
Une étude supplémentaire, incluant 519 patients nouvellement diagnostiqués avec une LMC Ph+ en phase chronique n’ayant reçu aucun traitement antérieur, a comparé Sprycel à l’imatinib. Sprycel s’est montré plus efficace : au bout d’un an, 77 % des patients sous Sprycel ne présentaient plus le chromosome de Philadelphie dans leurs cellules sanguines, contre 66 % des patients sous imatinib. Ces résultats apportent un élément de comparaison entre deux options thérapeutiques ciblées pour une population de patients nouvellement diagnostiqués.
Chez l’enfant, une étude a évalué Sprycel chez 113 patients atteints de LMC Ph+ en phase chronique, dont 29 ne pouvaient pas recevoir l’imatinib ou chez qui ce médicament était inefficace, et 84 enfants nouvellement diagnostiqués n’ayant pas été préalablement traités. Une réponse au traitement a été observée chez environ 90 % des enfants ne pouvant pas utiliser l’imatinib ou en échec de ce traitement, et chez 94 % des enfants nouvellement diagnostiqués. Une autre étude a porté sur 106 enfants et adolescents nouvellement diagnostiqués avec une LAL Ph+. Tous ont reçu Sprycel en association avec une chimiothérapie. Le critère principal était l’absence d’événement indésirable (rechute médullaire ou extramédullaire, second cancer ou décès) dans les trois ans suivant le début du traitement. Parmi ces patients, 66 % n’ont pas présenté d’événement indésirable dans ce délai. Par comparaison, à partir de résultats d’études antérieures, cette proportion était de 49 % chez des patients traités par chimiothérapie seule et de 59 % chez ceux traités par imatinib associé à la chimiothérapie. Ces données suggèrent un bénéfice potentiel de l’association Sprycel–chimiothérapie, sans toutefois fournir de comparaison directe randomisée avec les alternatives mentionnées.
Les études présentées concernent des populations de patients atteints de leucémies Ph+ déjà traités ou nouvellement diagnostiqués, adultes et pédiatriques, dans différentes phases de LMC et en LAL, sans indication spécifique de pays ou d’autorités sanitaires nationales. Les résultats mettent en évidence l’importance du suivi de l’efficacité et de la tolérance des thérapies ciblées, y compris chez l’enfant, et fournissent des éléments de comparaison entre différents schémas posologiques et entre Sprycel et l’imatinib, utiles pour le suivi des politiques de prise en charge des cancers hématologiques. Les limites principales mentionnées tiennent à l’absence de comparateur dans plusieurs études et au recours, pour certaines comparaisons, à des données issues d’études antérieures plutôt qu’à des essais directs. (contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite
